Cancer : un nouveau médicament pourrait bloquer la progression des tumeurs

Cancer : un nouveau médicament pourrait bloquer la progression des tumeurs

Un traitement qui serait capable de bloquer le gène à l'origine de la croissance de plusieurs tumeurs vient d'être développer par des chercheurs espagnols, ce qui représente un nouvel espoir de réduire drastiquement la progression des cancers.

Testé sur 22 volontaires, ce traitement révolutionnaire nommé "OMO-130" serait capable de bloquer le gêne MYC, responsable en partie de la croissance de nombreux cancers, tels que les cancer du sein, de la prostate, du poumon ou des ovaires.

Les résultats ont été présentés à l’occasion du 34ème congrès annuel de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC), du National Cancer Institute (NCI) et de l’American Association for Cancer Research (AACR), tenu récemment à Barcelone. 

L’OMO-103, une mini-protéine qui peut pénétrer dans les cellules, a permis de mettre en sommeil le gène MYC. "Pendant de nombreuses années, on a pensé que cette protéine cancérigène n’était pas médicamentable. OMO-103 est le premier inhibiteur de MYC à terminer avec succès un essai clinique de phase I", a expliqué Laura Soucek, dont l'équipe a développé la principale composante du médicament, selon la revue spécialisée ScienceX. 

Les résultats de la phase I, qui a débutée en 2021, sont positifs. Cette phase avait aussi pour objectif de déterminer la sécurité du traitement sur l'Homme, sa tolérance et son dosage. Contrairement à la chimiothérapie, un traitement lourd qui affecte considérablement la vie des patients, les effets secondaires (frissons, fièvre, nausées, réputions cutanées) sont faibles avec "OMO-103". Le médicament est aujourd'hui prêt à passer...



à un essai clinique de phase II. 

Dans le monde, quelque 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès étaient à déplorer des suites de cette maladie en 2020, selon des données publiées cette même année par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). 

Selon cette agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la recherche sur le cancer, la tumeur du sein figure parmi les cancers les plus fréquemment diagnostiqués. Ce type de cancer représente 11,7% des nouveaux cas rapportés dans la population mondiale en 2020. 

Viennent ensuite le cancer du poumon (11,4%), le cancer colorectal (10%), le cancer de la prostate (7,3%) et le cancer de l’estomac (5,6%). Au total, les dix types de cancer les plus courants représentent plus de 60% des cas de cancer nouvellement diagnostiqués et plus de 70% des décès par cancer. 

Mais c’est le cancer du poumon qui reste le plus fatal. Représentant 18% des cas de décès par cancer, la tumeur du poumon est la principale cause de décès par cancer, suivie du cancer colorectal (9,4%), du foie (8,3%), de l’estomac (7,7%), du cancer du sein (6,9%).  A fin 2020, le nombre de patients en rémission (ce que l’on appelle la prévalence après le diagnostic sur cinq ans) atteint 50,6 millions dans le monde. Mais selon l’OMS, une personne sur cinq souffrira d’un cancer dans sa vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en décèderont.

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