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Maroc |

Publié le 05 juillet 2017

Quand l’Etat envoie des signaux à al Hoceima, et en attend un retour populaire

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Le gouverneur d’al Hoceima, récemment désigné, était en conférence ce lundi  3 juillet en compagnie du ministre du Tourisme, et il a profité de sa tribune pour adresser des messages clairs et presque explicites à la population de la ville, sur un début de sortie de crise.

« Il y a des signes précurseurs… Avant-hier, nous avons levé le dispositif sécuritaire à Imzouren. Et hier, les cordons policiers déployés place Mohammed VI à al Hoceima se sont également retirés.  Ce sont là des signaux, des signaux très profonds, et nous espérons qu’ils seront perçus…  Car quand on a une réponse, on a encore et aussi une autre réaction.  C’est le principe des étages, de l’escalier, on le gravit marche après marche. La confiance et l’ordre public sont liés et ils vont de pair, franchissant étape après étape jusqu’à arriver à une situation normale où chacun exerce ses droits et exprime ses revendications dans un cadre institutionnel et où l’Etat assure sa mission et garantit l’ordre et la sécurité de chacun ».

Les choses sont ainsi claires, très claires. L’Etat a montré des signes positifs et une volonté d’apaisement. Il appartient à la population de capter les signaux et d’y répondre d’une manière aussi positive.

En parallèle, la semaine dernière, plusieurs signaux ont été lancés : les « regrets » du chef du gouvernement pour la réaction musclée de la police le jour de l’aïd, puis son aveu sur l’ « erreur » commise par les partis de la majorité en qualifiant les manifestants de séparatistes.

Puis il y a eu la visite du ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch, avec lancement de plusieurs projets de développement, et sa tournée nocturne et sa rencontre directe avec la population.

Et enfin, cet étrange rapport de médecins légistes du CNDH, qui a fuité, qui a suscité le courroux de la Direction de la police, mais qui a conduit le ministre de la Justice Mohamed Aujjar à saisir le parquet et lui demander d’enquêter sur ces cas de mauvais traitements (et torture ?) contre des détenus du Hirak.

AB

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