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Publié le 11 avril 2018

Aviculture :  Akhannouch reçoit les acteurs pour une évaluation de la filière avant l'Aïd al-Adha

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Le Ministre de l’Agriculture  Aziz Akhannouch a convié les acteurs du secteur avicole pour faire le point sur différents aspects concernant le secteur.

Plusieurs questions ont été abordées lors de cette rencontre tenue le 10 avril à Casablanca : les conditions de transport de volaille, les tueries, l'assurance et l'encadrement du secteur et les mesures strictes de traçabilité prévues pour la commercialisation des fientes de volailles en prévision de l’Aid Al Adha.

Ont pris part à cette rencontre le président et les membres du Conseil d’administration de la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA), des  représentants du Département de l’Agriculture, de l’ONSSA (Office National de Sécurité Sanitaire et Alimentaire) ainsi que des représentants de la Mutuelle agricole marocaine d'assurance (MAMDA).

Au cours de cette réunion qui avait pour objectif l’évaluation des avancées et les leviers nécessaires pour la mise à niveau des outils et stratégie du secteur, la Fédération avicole a présenté les réalisations accomplies en matière de formation au zoopole de Aïn Jemâa dans la région de Casablanca-Settat, qui visent le renforcement des capacités techniques des professionnels de la filière avicole ainsi que les formations dispensées aux cadres et techniciens de pays africains amis dans le cadre de la coopération sud-sud.

Plusieurs autres sujets ont été soulevés comme les conditions et les circuits de transport de la volaille vivante qui peuvent représenter un risque sanitaire et un vecteur de propagation dans le cas d’apparition de maladie avicole, l’encadrement réglementaire et fiscale des éleveurs de volailles dans le statut agricole, la récupération de la TVA non apparente sur les prix des œufs de consommation et la création d’une nomenclature douanière spécifique aux œufs SPF.

Concernant la mise en place d’une assurance couvant les risques sanitaires en aviculture, la FISA a été invitée à approfondir la discussion de ce projet avec la MAMDA afin de trouver des formules adaptées au contexte de l’élevage avicole national.

Les professionnels du secteur ont aussi insisté sur l’urgence de la mise en place de mesures fermes ciblant les tueries « riachates » que ce soit dans la mise à niveau de l’existant ou dans la limitation des agréments délivrés au niveau local et qui ne prennent pas en charge, en termes d’exigences sanitaire ou normative, la nature de l’activité d’abattage.

Des propositions ont été exprimées sur ce volet notamment pour la reconversion de ces tueries en points de vente de viandes de volailles provenant d’abattoirs agréés ou en unités d’abattage de proximité destinés exclusivement au besoin de la ménagère.

Le ministre a appelé à ce que des actions concrètes soient menées dans ce sens par l’ONSSA en collaboration avec les départements concernés.

En prévision de l’Aid Al Adha, prévu pour la mi-août, le ministre a, en outre, insisté sur la nécessité d’assurer une stricte traçabilité de la commercialisation des fientes de volailles à travers la mise en place d’un système permettant le contrôle de l’utilisation de ces fientes depuis la ferme jusqu’au destinataire final afin d’éviter le détournement de leur utilisation dans les aliments servies au bétail. Cette opération sera menée par la FISA en étroite collaboration avec l’ONSSA.  Une large campagne de sensibilisation auprès des éleveurs est prévue pour les appeler à adhérer à ces dispositions. 

Signataires de 2 contrats programmes successifs avec le gouvernement, la Fédération pourra bientôt tel que prévu dans le cadre de cette loi bénéficier des prélèvements sur les produits de la filière afin de disposer de ressources financières suffisantes et pérennes, permettant de financer les activités et les programmes de développement du secteur avicole.

Pour rappel, les principaux objectifs du contrat programme avicole à horizon 2020 ont atteint un niveau de réalisation élevé, notamment pour la production des viandes de volailles et des œufs de consommation qui ont atteint respectivement 77 % et 88% de l’objectif 2020. Cette filière présente également un taux de couverture de 100% des besoins en viandes blanches et en œufs de consommation et présente un important potentiel à l’export.

La rédaction

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