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Publié le 10 avril 2018

Il en faut plus à la « communauté internationale » pour être convaincue de notre bon droit au Sahara

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Afficher une mobilisation nationale pour la question du traitement de notre question nationale numéro 1 est sans doute positif, et se montrer offensif, voire martial, est sans doute encore plus positif. Point trop n’en faut cependant… car si le fond est sans conteste de bonne facture, la forme reste le parent pauvre de notre communication.

Lundi 9 avril, Laâyoune, Maroc. Une grande partie du gouvernement, emmenée par son chef, et renforcée par la présence d’une escouade de chefs de partis et d’une brochette de responsables de la société civile, a tenu conférence dans la grande salle de réunions de la ville. Le message était destiné à l’opinion nationale certes, mais aussi et surtout à la communauté internationale. Mais il y a problème…

L’opinion nationale est entièrement et totalement convaincue que le Sahara est marocain, que l’Algérie roule pour elle-même et non pour les Sahraouis qu’elle dit soutenir et défendre, et que l’ONU tergiverse, à la recherche désespérée d’un équilibre entre les deux parties que sont le Maroc et l’Algérie.

Pour la « communauté internationale », il en va différemment… A voir les dépêches des agences de presse internationales, AFP en premier, le message n’est pas vraiment passé. Pourquoi ? Parce que la « communauté internationale » est très large, et que son attention est focalisée ailleurs (Syrie, guerre froide, Catalogne, Trump, Corée du Nord, plus les problèmes internes de chaque pays).

La « communauté internationale » ne va pas aux nouvelles sur notre Sahara, mais attend qu’elles lui parviennent. Elle  agit  par intérêt et son intérêt pour notre question nationale reste à prouver. En revanche, des actions pointues, ciblées, chacun à son niveau, seraient bien plus fortes. A l’image du message adressé le 4 avril par le roi Mohammed VI au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, et dans lequel il martèle le mot Algérie une dizaine de fois dans un texte court…

Et à l’image de ce que devraient faire nos responsables, chacun avec ses homologues au sein de la « communauté internationale », à Paris, à Genève, à Bruxelles, à San Diego, à Buenos Aires, à Alger (oui, Alger !), à Marseille, à Dortmund, à Saint-Pétersbourg… et ailleurs, tout le temps, sans discontinuer, dans les corporations professionnelles, dans les métiers réglementés, auprès des élus locaux ou non locaux, dans les établissements universitaires…

C’est ainsi que la « communauté internationale » pourrait être intéressée par notre question nationale.

Aziz Boucetta                                                          

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