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Publié le 21 janvier 2018

Neila Tazi rencontre le chef de la diplomatie sénégalaise

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La vice-présidente de la Chambre des Conseillers Neila Tazi a reçu cette fin de semaine à Rabat le ministre sénégalais des Affaires étrangères, en visite au Maroc. Une rencontre qui a permis le retour, puis la confirmation, des relations séculaires qui unissent les deux pays, Etats et natons.

La diplomatie, ce n’est pas seulement les ministres ou les ambassadeurs, c’est aussi autre chose, comme par exemple le parlement. Généralement, les élus parlementaires aiment se laisser aller à cette forme de diplomatie car, la précision est utile, dans l’esprit de beaucoup de parlementaires (ici ou ailleurs au demeurant), « diplomatie parlementaire »  est synonyme de « voyage dans d’agréables conditions ».

Une bonne diplomatie parlementaire se décline aussi au local, et à ce titre, raffermir les relations entre deux pays aussi proches et unis que le Maroc et le Sénégal est toujours utile. Surtout ne ces moments où un vote à l’ONU approche, où un autre à la Fifa est juste deux mois après.

Dans ce contexte, Mme Tazi a relevé que le Maroc et le Sénégal ont toujours eu une convergence de vues sur les questions régionales et internationales, ainsi que toutes les questions d'intérêt commun au service des deux pays et des deux peuples frères.

Neila Tazi est aussi vice-présidente de la CGEM et directrice fondatrice du festival Gnaoua Musiques du monde. Elle a répondu à nos questions.

Quels sont les sujets qui ont dominé lors de cet échange ?

Comme à chaque fois avec nos amis du Sénégal, cet entretien a porté sur l’excellence des relations entre nos deux pays. Cette rencontre a été aussi l’occasion de présenter au ministre des Affaires étrangères sénégalais les prérogatives et le travail réalisé par la Chambre des Conseillers depuis la nouvelle Constitution de 2011. La diplomatie parlementaire est un axe de travail essentiel.

Cet entretien nous a permis de souligner les avancées réalisées au Maroc sur le plan législatif sur différents sujets, et notamment certaines lois adoptées au cours de ces deux dernières années telles que la loi sur les travailleurs à domicile, la loi cadre sur les personnes en situation de handicap, la loi sur la parité, la loi sur les pétitions, des sujets que connaît très bien M. Sidiki Kaba puisqu’il s’est consacré très tôt à la défense des droits de l’Homme aussi bien au Sénégal que sur le continent africain en général. Je rappelle qu’il a été président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme et ministre de la Justice avant d’être aux Affaires étrangères.

En qualité d’élue de la CGEM, avez vous abordé les questions d’ordre économique et notamment celle de la CEDEAO ?

Le ministre a souligné la convergence des points de vue entre le Maroc et le Sénégal, et réaffirmé la mobilisation et le soutien du Sénégal pour toutes les grandes causes du Maroc comme cela a été la cas lors du retour de notre pays dans sa grande famille qu’est l’Union Africaine.

Le renforcement des relations économiques au niveau continental est une volonté partagée. A ce titre et au niveau bilatéral, je rappelle qu’en mai 2015 à Dakar, lors d'une cérémonie coprésidée par SM le Roi Mohammed VI et le président sénégalais, MackySall, le Groupe d’impulsion économique marocco-sénégalais a été mis en place. Ce groupe codirigé  sur le plan institutionnel par MM Sidiki Kaba et NacerBourita, en qualité de ministres des Affaires étrangères, et également par Mme  Miriem Bensalah, présidente de la CGEM et M. Baidy Agne, son homologue sénégalais, a pour objectifs de dynamiser les relations économiques et de promouvoir le partenariat entre les secteurs privés des deux pays.

Quels sont les secteurs où la coopération économique est la plus florissante entre le Maroc et le Sénégal ?

Les échanges commerciaux entre le Maroc et les Sénégal sont dans une bonne dynamique.   Les principaux produits que nous exportons  vers le Sénégal sont des engrais, des emballages papier et carton, du câblage électrique et des médicaments. Nous importons essentiellement du coton, des fruits secs, des poissons et crustacés.

Le Maroc a massivement investi au Sénégal ces dernières années. Dans le secteur bancaire, dans l’assurance, l’agriculture, l’électricité, le BTP, le tourisme , le transport aérien, l’industrie pharmaceutique ou encore  la pêche.

AB

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