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Publié le 12 décembre 2017

Donald Trump sera-t-il rattrapé par son passé de harcèlement sexuel ?

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Elles sont trois femmes à accuser le président américain Donald Trump de les avoir harcelées ou agressées sexuellement, et elles demandent au Congrès d’ouvrir une enquête sur le chef de l’Etat. 13 femmes au total ont publiquement dénoncé la conduite de Donald Trump à leur égard. Dans la foulée des scandales sexuels qui ont touché tous les secteurs aux Etats unis, les 3 dernières espèrent être entendues.

Dans un nouveau témoignage à la chaîne NBC, elles ont maintenu leurs accusations à l’encontre du président et insistent sur  l’ouverture d’une enquête au Congrès. Les trois femmes, dont l'âge varie d'une trentaine d'années à plus de 70 ans, avaient en effet déjà témoigné lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Elles s'exprimaient lundi dans l'émission matinale de la chaîne NBC et la Maison Blanche a immédiatement qualifié leurs témoignages de «fausses accusations».

Donald Trump sera-t-il inquiété pour ses comportements sexuels agressifs, comme cela fut le cas de tant de stars et de personnages influents du monde du cinéma, acteurs, producteurs… ? Les accusations de harcèlement, voire d’agression, sont précises, datées et circonstanciées. Les trois femmes, qui avaient déjà séparément pris la parole l'année dernière lors de la campagne présidentielle, ont décidé de témoigner dans la vague du mouvement #MeToo, créé après l'affaire Weinstein par des femmes afin de dénoncer le harcèlement et les abus sexuels dont elles sont victimes.

Rachel Crooks, qui avait 22 ans en 2005, a raconté que le milliardaire l'avait embrassé sur la bouche sans son consentement alors qu'elle travaillait comme réceptionniste à la Trump Tower. Elle a expliqué s'être sentie «un peu menacée», comme si elle n'avait «pas le choix».

Jessica Leeds a pour sa part accusé l'homme d'affaires de l'avoir touchée sans son consentement dans un avion dans les années 70. «Il avait ses mains partout, il m'embrassait et me touchait», a-t-elle témoigné.

Samantha Holvey, qui avait participé au concours de beauté Miss USA du magnat de l'immobilier, a pour sa part raconté que Donald Trump, qui avait rencontré les participantes dans les coulisses, les avaient dévisagées de manière particulièrement concupiscente, comme si elles étaient «un morceau de viande».

La Maison-Blanche a immédiatement réagi lundi en dénonçant «l'absurdité» de ces témoignages, qualifiés de «fausses accusations», mus par des «motivations politiques». « Le président s'est déjà exprimé directement sur ces accusations et les a niées. C'était longtemps avant l'élection, les habitants de ce pays ont soutenu le président Trump », a fait valoir la porte-parole de l'exécutif américain, Sarah Sanders. «Une réponse a été apportée à ces accusations» à travers la victoire du républicain, a-t-elle ajouté.

Alors, une réponse de la Justice, en plus, maintenant ?

Lundi, un groupe de 54 élues démocrates de la Chambre des représentants, menées par Lois Frankel, a adressé à la commission de Contrôle de la Chambre une lettre réclamant une enquête. «Nous ne pouvons pas ignorer la multitude de femmes qui ont formulé des accusations contre M. Trump», écrivent-elles dans la missive dont CNN a partagé des extraits.

Deux sénateurs démocrates, Cory Booker et Jeff Merkley, avaient par ailleurs appelé pendant le week-end M. Trump à démissionner, en raison des accusations de comportement sexuel inapproprié portées contre lui. Et dimanche, l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley avait affirmé que les femmes qui ont accusé le président de harcèlement sexuel et gestes déplacés «devraient être écoutées».

Agences

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