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Publié le 06 novembre 2017

Le président catalan Carles Puigdemont le livre à la police, mais la justice le libère

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Le chef de l'exécutif catalan, destitué par Madrid, et ses quatre conseillers s'étaient rendus dimanche aux autorités belges. L'homme qui avait annoncé l'indépendance de la Catalogne et tenu tête à Madrid est poursuivi en Espagne pour sédition, rébellion et détournement de fonds publics.

Le juge, qui avait vingt-quatre heures pour se prononcer uniquement sur leur mise en détention ou non, a suivi les réquisitions du ministère public. Ils ont « interdiction de quitter le territoire belge sans l’accord du juge d’instruction », doivent « résider à une adresse fixe », et devront « se présenter personnellement à tous les actes de procédure ou à toutes les convocations des autorités judiciaires et policières ». Il n’est pas possible de faire appel de cette décision.

L'avocat de Carles Puigdemont, qui a quitté les locaux du parquet de Bruxelles vers 23h45 dimanche, n'a fait aucun commentaire. Il revient maintenant à une autre juridiction, la Chambre du conseil, de se prononcer sur l'exécution du mandat d'arrêt, dans les 15 prochains jours.

Gilles Dejemeppe, porte-parole du parquet, a fourni quelques détails sur l'interpellation conduite en douceur, dans la matinée. «Nous avions des contacts réguliers avec les avocats des cinq personnes et il avait été convenu d'un rendez-vous au commissariat (Les cinq) ont honoré ce rendez-vous». Ils ont ensuite été acheminés au siège du parquet fédéral dans des voitures de police. Ils n'étaient semble-t-il pas menottés.

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