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Publié le 07 septembre 2017

Référendum sur l’indépendance de la Catalogne le 1er octobre

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Le parlement régional de Catalogne a voté ce mercredi 6 septembre la loi prévoyant l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Le même jour, le gouvernement séparatiste catalan a signé un décret convoquant cette consultation pour le 1er octobre, ouvrant une très grave crise avec le gouvernement central de Madrid, qui soutient que cette opération est illégale.

La loi, qui précise aussi que le peuple catalan est "souverain", a été adoptée après 11 heures de débats avec 72 voix pour et onze abstentions. Les élus opposés au scrutin qu'ils jugent illégal ont quitté l'hémicycle pour ne pas participer au vote, laissant derrière eux des drapeaux catalans et espagnols côte à côte.

La confrontation  entre Madrid et Barcelone dure depuis plusieurs mois. Le gouvernement espagnol refuse d’organiser un référendum d’autodétermination en Catalogne, comme l’exige la majorité parlementaire indépendantiste au pouvoir depuis fin 2015, arguant que la Constitution ne permet pas à « un territoire » de se prononcer sur l’unité de l’Espagne. En réaction,  la coalition indépendantiste au pouvoir, Junts pel si (« Ensemble pour le oui »), qui regroupe nationalistes de droite, indépendantistes de la Gauche républicaine de Catalogne et personnalités de la société civile, et est soutenue par le mouvement séparatiste d’extrême gauche CUP, a pris la décision de braver le gouvernement et de se lancer dans un processus de sécession unilatéral.

Et en juin, le président catalan Carles Puigdemont avait annoncé qu'il organiserait le 1er  octobre un référendum sur l'indépendance de la région. La question posée aux Catalans devait alors être : « Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat indépendant sous forme de République ? ».

Le scrutin a été interdit par la Cour constitutionnelle, qui a averti les autorités catalanes qu’en cas de convocation de la consultation elles s’exposaient à des poursuites. La vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Sáez de Santamaría a été très claire, et n’a pas mâché ses mots, affirmant en fin de soirée que  « le gouvernement espagnol et son président ont déjà lancé les procédures légales pour pouvoir répondre à cet acte de barbarie constitutionnelle et démocratique ».

 

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