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Publié le 18 mai 2017

Sacre du WAC… Les 5 facteurs qui l’ont permis, par Sallam Belkhir

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Nul ne conteste le mérite du WAC d’avoir décroché son 19ème titre national alors même qu’il reste deux journées à disputer. Les raisons de cette consécration et de l’écrasante domination des joueurs wydadis sont multiples.

Le triomphe du WAC et sa montée sur le podium n’est pas le fruit du hasard ou de la simple coïncidence. Il s’agit d’une série de facteurs et d’éléments techniques, de gestion ou relevant du public, en plus de l’absence d’une concurrence digne de ce nom des adversaires.

Voici les principales raisons qui ont concouru au sacre du WAC, que l’on peut résumer en 5  points.

 1/ La stabilité administrative et financière :

C’est l’avantage incontestablement le plus important du Wydad. L’équipe dirigeante et l’aisance financière sont ses points forts. Le Bureau est présidé par Saïd Naciri depuis trois saisons maintenant, et de la manière la plus professionnelle qui soit, dans la sérénité et la spécialisation de chacun dans son domaine d’activité au sein du Bureau. De plus, les joueurs sont financièrement intéressés, et les résultats s’en ressentent.

Le titre 2017 fait suite à d’autres consécrations. Ainsi, durant ces trois dernières années de présidence de Saïd Naciri et de son équipe, le WAC a été sacré champion en 2014/2015, et vice-champion la saison suivante, ayant alors raté de peu le titre qu’il aurait décroché sans des hiatus de dernière minute qui ont permis au FUS de remporter sur le fil la Botola.

De plus, la saison dernière, le club a atteint les demi-finales de la Coupe d’Afrique des champions, dont il se trouve à la tête de son groupe pour la saison actuelle, avec espoir d’aller le plus loin possible, peut-être même en ramenant le trophée à Casablanca.

2/ L’entraîneur Ammouta…le bon choix d’un bon technicien

Son choix est l’une des meilleures décisions du Bureau du WAC. Houcine Ammouta, apprécié du public, a succédé au Français Sébastien Desabre, révoqué pour mauvais résultats, des performances piteuses qui ont attisé la grogne au sein des supporters qui s’étaient mis à réclamer du changement pour renouer avec le succès.

L’homme idéal avait donc été trouvé en la personne d’Ammouta le Marocain qui a pris en marche la deuxième partie de la saison. En peu de temps, il a imposé son empreinte technique et son sens tactique, en plus d’avoir nettement amélioré le facteur psychologique, à savoir le mental des  joueurs, et instauré une discipline dans le jeu, les vestiaires et les séances d’entraînement. Houcine Ammouta a très bien su s’adapter au groupe des joueurs, ce qui est crucial pour un entraîneur.

3/ Un bloc wydadi compact et homogène, conduit par Jebor

Il est évident que l’équipe constitue un bloc soudé, parlant la même langue et le même langage, ne croyant que dans le résultat, saison après saison, sans s’offusquer de certaines absences qui apparaissaient de temps à autre. Dans ces cas-là, les remplaçants étaient toujours disponibles et le coach a su insuffler un esprit de compétition entre les joueurs, fondant ses choix sur la préparation physique.

Et ainsi, au fil des rencontres, tout a tourné autour d’un joueur venant du Libéria, William Jebor, qui a imprimé son sens de la concrétisation à ses coéquipiers. Le Libérien a su conduire son groupe vers le précieux trophée, avec 19 buts à son compteur personnel, dépassant de 7 buts son poursuivant immédiat. Jebor sera très certainement le joueur qui aura marqué le plus de buts cette saison, même s’il ne concrétise rien lors des deux prochaines journées.

4/ La vitesse au finish et sans concurrent

Malgré quelques défaillances ici et là, le WAC a su rester dans sa ligne de conduite marquée par les succès. Il a su accélérer aux dernières journées de la Botola, maintenant toute sa technicité et son talent. En cela, il semble que le club ait appris de ses erreurs de la saison dernière, quand il avait laissé le FUS lui enlever le titre au dernier moment.

Le Wydad a su garder le souffle lors de ces dernières journées, maintenant le même rythme, loin devant ses supposés compétiteurs qui, en toute clarté, n’ont pas été à la hauteur, puisque les uns après les autres, ils ont mis un genou à terre. En effet, après s’être débarrassé du Raja lors de la 25ème journée, le voilà qui est revenu hier mercredi en mettant out le Difaâ d’el Jadida.

Et tout cela nous conduit à penser que c’est comme si le WAC disait aux Rajaouis et aux Jdidis : « Contentez-vous de la place du second pour pouvoir disputer des compétitions continentales, et laissez-nous aller à la Ligue des Champions pour ramener le trophée chez nous ».

5/ Le public rouge, élément déterminant dans le sacre

Les supporters ont joué un rôle primordial dans la saga wydadie de cette saison. Les fans n’ont jamais cessé de soutenir leurs favoris, ici à Casablanca et ailleurs, sans prêter attention aux contingences matérielles des déplacements. Et cela a été déterminant dans le succès du WAC.

Et en dépit du boycott par moments de certains supporters, pour des raisons que tout le monde sait, ces derniers ont vite fait de revenir dans les tribunes, rendant la sérénité là où il le fallait, et surtout aux dernières journées, quand les joueurs en ont le plus besoin. Le public wydadi est donc en droit de partager la joie de ses joueurs.

Mowatine.com (traduit par Panorapost)

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