Panorapost



International |

Publié le 17 mai 2017

Leila Aichi réagit à la polémique autour de sa candidature aux législatives françaises

Partager cet article :

Le nom est de moins en moins étranger à l’opinion publique marocaine. Il s’agit d’une élection française certes, mais cette opinion publique est concernée du fait des positions passées de la sénatrice Leila  Aichi à propos de la question du Sahara. Après un silence d’une semaine, la sénatrice de Paris réagit dans un communiqué…

Un communiqué alambiqué et maladroit, dans lequel elle se présente comme « candidate du Président Macron, de la République en Marche et du MoDem », et où elle dénonce des accusations infondées et anonymes, alors même que le déluge de critiques, voire de rejets, dont elle a fait l’objet ont été émis dans des médias et/ou sur les réseaux sociaux, par des gens à l’identité dévoilée. Et à juste titre.

En cause, ses positions passées sur le Polisario, sur le statut d’ « occupant » du Maroc au Sahara et sur « l’alignement systématique de la France sur les positions  marocaines », en plus des « graves violations des droits de l’Homme au Sahara ». C’était là une prise de position au Sénat français en 2013. En 2017, Mme Aichi est candidate, donc, au nom de la future majorité présidentielle, ce qui pourrait poser un problème – ou même un froissement –  diplomatique entre Rabat et Paris.

Dans son communiqué, Leila Aichi se défend d’être hostile au Maroc, ou d’avoir un quelconque problème avec « la personne du roi ». Et elle encense le Maroc, «  ce grand pays à l’histoire et à la civilisation plus que millénaire »… Ce qui n’enlève rien au fond du problème, qui est pour le président Macron d’avoir laissé investir au Maghreb et en Afrique de l’Ouest (9ème circonscription des Français à l’étranger)  une femme politique qui ne maintient pas un équilibre entre Maroc et Algérie.

En conséquence, au Maroc le front En Marche est en panne… Entre ceux, très rares et discrets, qui voudraient soutenir la candidature de Leila Aichi, ceux qui suspendent la campagne législative en sa faveur et ceux, enfin, qui iront aux côtés de Mjid El Guerrab, qui aspire à y aller et qui tient une conférence ce mercredi 17 mai à Casablanca au nom d’En Marche Casablanca, qui n’est pas forcément sur la même longueur d’onde qu’en Marche Maroc…

Rappelons que la 9ème circonscription des Français de l’étranger regroupe une quinzaine de pays, avec 152.000 inscrits, dont plus de 50.000 au Maroc, avec une forte part de bi-nationaux.

Aziz Boucetta

Partager cet article :

Commentaires