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Economie |

Publié le 18 janvier 2017

Le HCP prévoit une croissance de 3,6% en 2016

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Si l’année 2016 a été celle des « incertitudes », pour reprendre le mot d’Ahmed Lahlimi, Haut-commissaire au Plan, 2017 devrait être celle d’un début de reprise. En effet, l’année passée, le Maroc a enregistré une croissance du PIB de 1,1%  (contre 4,5% en 2015) alors que pour 2017, le HCP prévoit une croissance de 3,6%.

En 2016, le secteur primaire avait fortement régressé (-9,8%). Le secteur secondaire avait également ralenti (+1,9% de valeur ajoutée au lieu de 2,8%  en 2015). Ce sont les activités tertiaires qui se sont le mieux comportées avec une hausse de la valeur ajoutée de 2,3% au lieu de 1,2% en 2015. Quant à la consommation des ménages, elle s’était légèrement améliorée avec une hausse de 2,6% en 2016 (2,4% en 2015).

Pour cette année qui commence, le HCP se base sur les quatre éléments suivants : une pluviométrie moyenne, un cours du brut à l’international de 55 dollars, une amélioration de la demande mondiale adressée au Maroc de 3,8%, et les différentes mesures incluses dans la loi de finances 2017 (qui est encore loin d’être adoptée…).

Le secteur primaire devrait dégager une valeur ajoutée en hausse  de 9,7% au lieu d’une baisse de 9,8% estimée pour 2016.Le secteur secondaire, soutenu par la consolidation de la demande intérieure et par l’amélioration de la demande extérieure, connaîtrait une hausse de son rythme de croissance de 2,5% au lieu de 1,9% en 2016. Le secteur tertiaire devrait consolider sa légère reprise amorcée en 2015 pour afficher une croissance de 2,4% en liaison notamment avec les effets d’une campagne agricole prometteuse sur les services marchands, en particulier, les activités du commerce et des transports.

Concernant la demande intérieure, le HCP prévoit une croissance de 3,9% en 2017, au même niveau qu’en 2016.

Les finances publiques devraient continuer de poursuivre le processus de rationalisation des dépenses budgétaires et du renforcement de la collecte des recettes, notamment fiscales, maitrisant ainsi le déficit budgétaire à un niveau jugé tolérable. Ce dernier devrait se situer à 3,5% du PIB en 2017, après celui de 4% estimé pour 2016.

Pour combler ce déficit, l’Etat ferait recours à l’emprunt, ce qui devrait ramener le taux d’endettement du Trésor à près de 64% du PIB. La dette publique globale connaitrait une tendance baissière par rapport au PIB pour se stabiliser à 80,5% au lieu de 81,8% pour 2016.

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