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Maroc |

Publié le 11 janvier 2017

Cadeau royal aux émigrés

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Lors du Conseil de ministres tenu ce mardi 10 janvier à Marrakech, le roi Mohammed VI a donné instructions pour revoir les durées de validité des cartes de séjour accordées aux migrants, ainsi que pour mettre en place des procédures simplifiées pour l’examen de leurs dossiers.

Pendant le Conseil, le roi Mohammed Vi a demandé des informations sur le déroulement de l’opération de régularisation de la situation des migrants au Maroc. Il a suggéré l’idée que la limitation à une seule année de la durée de validité de leur nouvelle carte de séjour est de nature à engendrer plusieurs contraintes, entravant l’intégration. Avec un document courant sur un an, il est en effet difficile aux migrants d’acquérir un logement, de solliciter (et surtout d’obtenir) un crédit et  de mettre en œuvre des projets, de quelque nature  qu’ils soient.  

Aussi, rapporte la MAP, « SM le Roi a donné Ses Hautes instructions aux départements concernés pour s’atteler à l’examen de la possibilité de relever à trois ans cette durée de validité et accélérer et simplifier les procédures ». Les services concernés se sont bien vite « attelés à l’examen » de cette possibilité… puisque deux heures après le Conseil des ministres, le département de l’Intérieur a diffusé aux médias un communiqué disant ceci :

« Conformément à ces Hautes Instructions la durée de validité des cartes de séjour passera à trois années (au lieu d’une année actuellement), un an après la régularisation du séjour au Maroc (sauf en cas d’actes répressibles commis par les intéressés).

Conformément aux Hautes Instructions Royales, les procédures de délivrance et de renouvellement des cartes de séjour seront également accélérées et simplifiées au maximum ».

Parfois, les choses peuvent être bien faciles et facilitées… Ainsi, désormais, les migrants (particulièrement les Africains, précise le ministère), auront droit à des permis de séjour de trois ans, lesquels permis seront remis plus rapidement, au terme de procédures simplifiées et donc accélérées.

Quant aux actes répressibles évoqués par le ministère de Mohamed Hassad, il s’agit d’actes criminels ou délictuels bien évidemment, mais aussi de la prise d’assaut des présides de Sebta et de Melilla, comme cela  a encore été le cas tout récemment, un milliers de migrants ayant tenté d’entrer de force à Sebta, causant des blessures à une cinquantaine de membres des forces de l’ordre, dont l’un a perdu un œil.

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