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Publié le 09 janvier 2017

Les propos déplacés d’Hervé Renard, sélectionneur « national »

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Hervé Renard, joueur modeste selon ses biographies, et entraîneur éphémère de Lille, dont la direction l’avait (très) prématurément remercié en 2015 pour mauvais résultats, est l’homme que les Marocains ont pourtant choisi pour présider aux destinées du Maroc en foot. A quelques jours du démarrage de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), il a été interrogé par des médias français, et ce qu’il leur a dit devrait accélérer son départ du Maroc, qu’il CAN ou pas…

Interrogé à quelques jours de l’ouverture de la compétition, l’ancien entraîneur de Lille a confié qu’il reviendrait entraîner en Ligue 1 un jour afin de faire taire ses détracteurs. Ceux qui affirment qu’il n’est bon qu’à entraîner en Afrique... Il a certes remporté deux CAN, avec la Zambie en 2012 et la Côte d'Ivoire en 2015, mais le Français n’est pas satisfait de son bilan africain, voulant mordicus faire enfin, un jour prochain, sans doute, ses preuves dans son pays, où il ne dispose d’aucun palmarès, même pas médiocre…

« Ceux qui ont des doutes, (je leur montrerai que) c’est faux. Je suis un compétiteur, et ce sera un challenge qui me fera un jour revenir obligatoirement (en Ligue 1) », explique ainsi douloureusement Renard aux médias de son pays. Mais il n’en semble pas vraiment convaincu, come en témoigne la suite de son propos : « J'avais fait un "parcours" à Sochaux en arrivant en cours de saison, c'était dans un club qui n'avait pas de moyens extraordinaires mais qui avait réussi à recruter à la trêve et de par ce bon recrutement on a fait une deuxième partie exceptionnelle. (...) Après à Lille, le résumé est très simple: j'ai fait 13 matches, dont 7 matches nuls. On avait 13 points, il y en a qui ont fait beaucoup plus mal cette saison. J'ai regardé le classement, il y avait 6 équipes qui avaient 13 points ou moins cette année ».

Quand on se compare aux plus mauvais, c’est qu’on sait ne pas être parmi les meilleurs, CQFD… et notre sélectionneur « national », qu’on dit s’apprêter à « aller au Gabon, pour la CAN, à la tête du Maroc », termine par ce constat d’auto-flagellation : « Donc je ne pense pas être le plus mauvais, il faut juste me laisser un peu de temps. Je ne suis pas un magicien. Je ne suis pas venu au bon endroit au bon moment ».

Que le Maroc ait échoué, en 60 ans d’indépendance, à former de bons techniciens et/ou à se convaincre qu’il faut responsabiliser les siens, c’est une chose, mais que les dirigeants sportifs nous amènent quelqu’un qui ne rêve que de s’en revenir en France, qui proclame qu'il n'est pas fait «que pour l'Afrique», «qu'ils se sont trompés», voilà qui revient à une double sanction : se faire éternellement éliminer, et aujourd’hui sous la conduite d’un médiocre assumé…

Aziz Boucetta

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