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Economie |

Publié le 22 juin 2016

Bank al-Maghrib révise ses prévisions de croissance à la hausse et maintient son taux directeur

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Le jeu de yoyo continue dans les prévisions de croissance du PIB pour 2016 au Maroc. Entre le HCP, le gouvernement, la banque centrale, le FMI et la Banque mondiale, on a du mal à s’y retrouver. Il est vrai qu’en cette année à faible pluviométrie, les prévisions sont quelque peu malmenées, mais les différentiels sont tels qu’on peine à imaginer les critères d’établissement des prévisions.

Ainsi, après avoir précédemment indiqué que le taux de croissance 2016 sera de seulement 1%, la Banque du Maroc a fait une correction de 20%, la portant à 1,2%, lors de son Conseil d’administration tenu le 21 juin. il faut dire que la pluviométrie, si importante dans la production agricole, a été particulièrement incertaine cette année, avec une saison des pluies décalée de deux mois. Aussi, l’agriculture a pu assurer de bonnes performances après les importants volumes de précipitations d’avril-mai.

De fait, la production agricole hors céréales étant meilleure que celle prévue en mars, l’institution dirigée par Abdellatif Jouahri a corrigé la contraction de la valeur ajoutée agricole à 9%. Et comme la progression du PIB non agricole a été maintenue à son niveau de 2,8%, la croissance devrait ainsi s’établir cette année à 1,2% (elle était de 4,5% en 2015, année agricole record).

Mais pour 2017, et dans l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne, Bank al-Maghrib prévoit une accélération de la croissance à 4%, avec des hausses de 10% de la valeur ajoutée agricole et de 3,2% du PIB non agricole.

Pour le taux directeur, « tenant compte d’une prévision d’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, le Conseil a jugé que le niveau actuel de 2,25% du taux directeur demeure approprié », précise le communiqué de Bank al-Maghrib.

Enfin, « notant l'amélioration structurelle de la liquidité bancaire, le Conseil a décidé de porter le taux de la réserve monétaire de 2% jusqu’à 5% et d’instaurer une rémunération de cette réserve pour les banques déployant plus d’efforts en matière d’octroi de crédit », souligne la banque centrale.

 

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