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Publié le 17 juin 2016

Nouveau coup de froid entre Nouakchott et Rabat par Maroc Telecom interposé

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Les autorités mauritaniennes ont interdit à plusieurs cadres marocains d’accéder à leurs bureaux au siège de l’opérateur téléphonique Mauritel à Nouakchott, au prétexte que les postes sensibles  de l’entreprise doivent être tenus par des mauritaniens. La crise est là, en dépit des dénégations du porte-parole du gouvernement marocain Mustapha el Khalfi.

A l’exception du directeur général et du directeur financier, actuellement au Maroc, tous les autres cadres ont appris que leurs licences de travail ont été retirées par l’Inspection du travail mauritanienne. Un réexamen de leur situation a été en effet décidé dans le sens de la « mauritanisation » des cadres supérieurs de l’opérateur téléphonique, propriété à 51% de Maroc Telecom, avec une licence renouvelée jusqu’en 2025.

Bien évidemment, les raisons sont ailleurs, et essentiellement dans le coup de froid diplomatique survenu dernièrement entre Rabat et Nouakchott, quand la Mauritanie a présenté ses condoléances pour la mort du chef du Polisario, qualifié de « président de la République ». En conséquence, le ministre des Affaires étrangères mauritanien, en visite dans les pays de la région pour la promotion du Sommet arabe qui doit se tenir dans quelques semaines à Nouakchott, n’a pas été reçu à Rabat par le roi.

Les relations entre le royaume et la Mauritanie de Mohamed Ould Abdelaziz ont souvent connu des moments de tension en raison d’une susceptibilité à fleur de peau du chef de l’Etat mauritanien, qui tente, avec une fortune variable, de maintenir le curseur au milieu entre Alger et Rabat, ses deux grands voisins que l’éternel conflit du Sahara oppose.

Interrogé sur cette affaire, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Mustapha el Khakfi a affirmé la main sur le cœur qu’ « il ne pensait pas qu’il y a une crise entre les deux pays ». Et pourtant…

Dans l’attente, le second opérateur de télécommunications dans le pays se trouve maintenant dans un état d’arrêt quasi total car la plupart des cadres supérieurs sont des Marocains.

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