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Maroc |

Publié le 13 mars 2016

Union sacrée au parlement suite aux propos de Ban Ki-moon sur le Sahara

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Après l’audition de deux (des trois) chefs de la diplomatie vendredi au parlement, devant les commissions des affaires étrangères des deux Chambres, voici venu le tour du chef du gouvernement d’aller samedi au même parlement, réuni avec ses députés et ses conseillers, avec leurs deux présidents. L’allocution est solennelle, le ton est sérieux et l’auditoire applaudit à tout rompre, debout, chantant l’hymne national.

Abdelilah Benkirane a repris les griefs contre l’encore secrétaire général de l’ON, son emploi du mot « occupé » pour le Sahara, son appel « au référendum d’autodétermination », sa retenue à dénoncer les violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf et à appeler à l’organisation d’une opération de recensement des populations des camps, sa visite à Bir Lahlou…

L’orateur s’étonne de cet activisme de l’ONU juste après le lancement de la politique effective de régionalisation, au lendemain des élections qui ont affiché un taux de participation de 80% au Sahara, et après le lancement d’un vaste programme de développement de la région sud du pays.

Benkirane est revenu sur le rapt de plusieurs dizaines de femmes, et trois en particulier, par les gens du Polisario, puis il évoqué les spoliations répétitives des aides humanitaires envoyées aux populations… mais le chef du gouvernement s’est fait aussi très offensif à l’occasion : « Vous avez violé votre neutralité, vous avez violé votre crédibilité », a-t-il lancé au SG de l’ONU, lui assurant que pour le Maroc, les provinces du sud sont « la première cause nationale, au-dessus de toutes les considérations ». Et Benkirane s’en est pris également à Christopher Ros, l’Envoyé spécial de Ban Ki-moon dans la région, et dont la médiation n’a pas toujours été vue d’un bon œil par Rabat, qui lui avait retiré clairement sa confiance en 2012, avant de recevoir les assurances de Ban, lequel est revenu dessus plus tard.

A  la fin de son allocution, achevée par ces mots, « le Maroc, citoyens et institutions, partis politiques et syndicats, société civile et associations de défense des droits, se lève comme un seul homme quand il s’agit de son intégrité territoriale ». Et, à cet appel, tous les députés se lèvent effectivement comme un seul homme, applaudissent chaleureusement le chef du gouvernement puis entonnent l’hymne national.

Et tout le monde se donne rendez-vous pour la marche du lendemain à Rabat et aussi un peu partout.

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