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Publié le 04 octobre 2018

Le Maroc renouvelle ses accords d'approvisionnement en gaz avec l'Algérie

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L'Algérie continuera de fournir du gaz au Maroc par le biais du gazoduc Maghreb-Europe alors que les deux pays s'apprêtent à renouveler leur contrat, qui expirera en 2021, a déclaré à Reuters le ministre algérien de l'Energie, Mustapha Guitouni.

Le Maroc s'appropriera entièrement le gazoduc qui achemine le gaz en Espagne en 2021, a annoncé le ministre algérien à l'issue de ses entretiens avec le ministre marocain de l'Energie, Aziz Rabbah, à Marrakech, en marge de la 11ème Conférence sur l'énergie du Royaume arabe.

Le gazoduc de 1 300 km, actuellement propriété de l’Espagne, achemine du gaz du gisement algérien de Hassi R’mel vers l’Espagne.

Le Maroc perçoit pour le pipeline des redevances d'une valeur de 0,5 milliard de mètres cubes de gaz, représentant la moitié de la consommation du pays.

La presse algérienne et marocaine avait émis l'hypothèse que l'accord ne pourrait pas être renouvelé car l'Algérie préparait un pipeline direct pour exporter du gaz vers l'Espagne sans passer par le Maroc.

Les découvertes importantes effectuées à Tindrara par Sound Energy, ainsi que le plan du Maroc pour les énergies renouvelables et son projet de construction d'un terminal de gaz méthanier ont également conduit à des spéculations que le pays pourrait se passer du gaz algérien.

Le projet de GNL marocain s'inscrit dans les efforts de diversification du bouquet énergétique et de l'autonomie du pays. Le projet comprend deux nouvelles centrales à turbine à gaz à cycle combiné d'une capacité de 1 200 MW chacune, un terminal de GNL et une unité de regazéification à terre dans le port de Jorf Lasfar, ainsi que des pipelines reliant le terminal au pipeline Maghreb-Europe.

Le terminal gazier aura une capacité de stockage de 5 milliards de mètres cubes de GNL par an, une jetée marine aménagée, des usines de regazéification et des conduites de transport de gaz à haute pression.

Le Maroc, qui importe l'essentiel de ses besoins en énergie, cherche à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles importés, avec des plans visant à porter la part du GNL à 13 pc de son bouquet énergétique d'ici 2025 et à générer plus de 50% de son énergie à partir d'énergies renouvelables.

La rédaction

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