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Publié le 19 septembre 2018

Alexandre Benalla : ce qu’il faut retenir de son audition devant la commission d’enquête du Sénat

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Depuis qu’il est dans la tourmente juridico-politico-médiatique, Alexandre Benalla a été entendu ce mercredi par la Commission d’enquête du Sénat. L’ancien chargé de mission de l’Elysée à répondu aux questions qui lui ont été posées par les sénateurs. Il ne s’est pas publiquement exprimé depuis les quelques entrevues accordées au Monde et à TF1 en juillet. Interrogé pendant plus de deux heures, M. Benalla, a principalement été questionné sur son rôle à l’Elysée, ainsi que sur son licenciement.

Ce qu’il faut retenir :

1/ « Je n’ai jamais été ni policier ni garde du corps de M. Macron 

Il affirme que son rôle pendant la campagne présidentielle était de gérer « la sécurité » et « l’accueil du public » en tant que directeur de la sûreté et de la sécurité d’En Marche, le parti de campagne de M. MAcron. Il confie par la suite qu’il a été embauché par l’Elysée en tant que chargé de mission, et cela consistait en «  l'organisation des déplacements nationaux du président, l'organisation des événements au Palais, l'organisation des déplacements privés du président et la coordination des services de sécurité, qui était une fonction administrative ». « Je n'ai jamais été ni policier ni garde du corps du président de la République », insiste-il.

2/ Des justifications sur le permis de port d’armes

Des justifications contradictoires ont été apportées par Alexandre Benalla sur ce point ; il a affirmé qu’il a demandé l’autorisation du port d’armes pour assurer sa propre défense et pour des « raisons personnelles », aussi. Mais deux faits viennent contrarier ses propos. Tout d'abord, la déclaration du préfet de police de Paris Michel Delpuech, en juillet dernier : il avait assuré avoir décidé de délivrer à Alexandre Benalla, sur demande de l'Élysée, une autorisation de port d'arme relevant « des ports d'arme liés aux fonctions ». En second lieu, M. Benalla, a expliqué devant les sénateurs qu’il lui arrivait de porter son arme lors des déplacements de Président, qu’ils soient publics ou privés.

3/ « Je n’ai bénéficier d’aucun avantage »

Alexandre Benalla, justifie ses « avantages » et « privilèges » par le fait qu’il devait impérativement se trouver aux côtés du Président, vu ses responsabilités.

Il confie enfin, que depuis son licenciement de l’Elysée, il n’a « aucune activité professionnelle » et se trouve actuellement à Pôle emploi, l’agence publique pour les chômeurs.

MB

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