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Economie |

Publié le 31 août 2018

Les pénuries d’eau menacent la zone MENA entre 6 et 14 % de son PIB à l’horizon 2050

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Les pertes économiques engendrées par des pénuries d’eau liées au climat sont plus importantes dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) que partout ailleurs et devraient menacer entre 6 et 14 % de son PIB à l’horizon 2050, cite un rapport conjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque mondiale.

Les politiques inefficaces en matière d’eau ont laissé les populations et les communautés de la région exposées aux conséquences de la pénurie d’eau, devenant de plus en plus sévères en raison de la demande croissante en eau et des changements climatiques, précise le rapport intitulé « Gestion de l’eau dans les systèmes fragiles: renforcer la résilience aux chocs et aux crises prolongées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ».

Plus de 60% de la population de la région est concentrée dans des zones affectées par un stress hydrique de surface élevé ou très élevé, par rapport à une moyenne mondiale d’environ 35%, relève la même source, appelant à abandonner les politiques actuelles axées sur l’augmentation des approvisionnements vers une gestion à long terme des ressources en eau.

Selon le rapport, la pénurie d’eau dans la région MENA peut constituer un facteur de déstabilisation ou un motif qui lie les communautés, la différence entre les deux étant déterminée par les politiques adoptées pour faire face au défi croissant.

« Les pertes économiques entraînent la hausse du chômage, aggravée par l’impact de la pénurie d’eau sur les moyens de subsistance traditionnels tels que l’agriculture », a rapporté mercredi le journal Moyen-Orient, citant le coordinateur du programme régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord et co-auteur principal du rapport, Pasquale Steduto.

« Il peut s’ensuivre une insécurité alimentaire et des déplacements forcés de populations, ainsi que des frustrations croissantes liées à l’incapacité des gouvernements de garantir les services de base, ce qui pourrait aussi contribuer à l’instabilité généralisée dans la région », a précisé M. Steduto.

Le Maroc fait partie des 45 pays en pénurie d’eau dans le monde, selon les seuils définis par les Nations Unies. Pour faire face à cette problématique, le gouvernement a mis en place un programme d’urgence, qui vise en premier lieu à assurer l’approvisionnement en eau potable pour les zones dépendant principalement de sources d’eaux vulnérables et à garantir l’irrigation des arbres fruitiers.

MN

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