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Maroc |

Publié le 20 juillet 2018

L’équation des viandes verdâtres, l’ONSSA s’explique

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Le voile a enfin été levé sur la sombre affaire des « viandes ovines putréfiées » que les Marocains ont eu à « traiter » depuis près d’un an de cela, à l’occasion de l’Aïd Al-Adha.  L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a reconnu que la viande avait été infectée suite à l’absorption, par les moutons, d’excréments de poulets. Et c’est le chef de service du contrôle des produits alimentaires de cet Office qui a reconnu les faits après avoir procédé à des analyses sur le cheptel.

Résultat des courses, 70% des cas d’infection proviennent d’une alimentation à base d’excréments de poulets, 20% à l’absorption de médicaments et 10% par divers autres facteurs.

Tout cela n’a pas été médiatisé outre mesure. Autant dire que c’est sur le ton de la confidence que ces réalités ont été dévoilées aux membres de la Fédération marocaine des droits de consommateurs (FMDC). Une rencontre improvisée en vue de prendre des mesures préventives à l’approche de l’Aïd al-Kebir pour éviter le drame de l’année dernière.

C’est le quotidien « le matin » qui en fait état, dans son édition du jeudi 19 juillet, tout en soulignant que le DG de l’ONSSA a, lors de cette réunion avec la FMDC, assuré à ses interlocuteurs que toutes les mesures préventives avaient été prises pour éviter que cela ne se reproduise. Mettant l’accent sur l’importance de la mise en place de la traçabilité du cheptel destiné au sacrifice de l’Aïd, de son enregistrement à son arrivée sur le marché. En parallèle, l’ONSSA a élaboré un programme de contrôle qui lui permet d’analyser les échantillons d’eau et d’alimentation, ainsi que les médicaments et intrants vétérinaires réservés aux moutons et aux chèvres.

Reste à savoir si tout ce remue-ménage réconfortera les citoyens qui, échaudés par l’expérience passée, sont inquiets vis-à-vis d’informations qui circulent sur une épizootie mortelle qui sévit parmi les ovins.

La rédaction

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