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Maroc |

Publié le 16 juillet 2018

Le RNI renaît et revient…

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A l’instar de tous les autres partis, qui se sont fait plutôt discrets depuis quelques mois, le RNI reprend sa marche et ses activités, un temps mises en berne. Le Bureau politique s’est réuni à Tanger, inaugurant une série de réunions dans les régions, et son président Aziz Akhannouch a procédé à des activités dans la ville du Détroit.

Le Bureau politique annonce donc qu’il poursuivra son travail en accordant toute son attention aux priorités sociales et économiques du pays, en œuvrant à partir de sa position gouvernementale à proposer et apporter des solutions, « sans prêter attention aux manœuvres politiciennes qui ne servent ni le pays ni les citoyens ». Puis les chefs du RNI se sont inscrits dans la logique et le travail actuels du ministère de l’Education, qui répondent également aux vues et idées du parti pour le secteur, et appelant à une bonne préparation de la prochaine rentrée scolaire.

Avant cela, et puisque la réunion du BP s’est tenue dans les nouveaux locaux du RNI à Tanger, il a fallu préalablement l’ouvrir, l’inaugurer, ce siège (photo). Et c’est ce qui a été fait par Aziz Akhannouch qui a insisté sur l’importance de cette ville et de ses militants. La symbolique est forte puisque le ministre de l’Agriculture et président du parti avait été visé et rudement attaqué lors d’une activité royale voici quelques semaines. La bonne tenue de la cérémonie et les vivats confirment la place d’Akhannouch parmi les militants de son parti.

Il n’a d’ailleurs pas manqué de le suggérer en lançant à ses troupes que « le RNI poursuivra sur sa ‘Voie de la confiance’ en toute confiance, sans prêter attention aux parasites et aux entraves de toutes sortes », en allusion au désormais tout aussi fameux que douteux « Akhannouch, dégage », hurlé par des gens semble-t-il apparentés au PAM, et en présence du roi Mohammed VI.

Le RNI et son président sortent donc de leur absence de trois mois, après les soubresauts qu’a connu la société marocaine. La politique semble reprendre ses droits, avec la lente montée en puissance de l’Istiqlal, véritable compétiteur à venir du RNI et qui a lancé une offensive dans le Rif, et spécialement à al Hoceima. C’est une autre raison de l’arrivée du RNI à Tanger.

AB

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