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Publié le 11 juillet 2018

Digital: l'ESCA prône de nouvelles grilles d'analyse en cas de crise

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Les experts du digital préconisent l’utilisation de logiciels pour mesurer les impacts des flux engendrés par les réseaux sociaux. Les enjeux sont énormes dans un contexte concurrentiel de plus en plus acerbe et une frénésie du consommateur à s’exprimer aussi librement sur la Toile. Le sujet de l’ESCA  a permis d’analyser une situation mais aussi avancer des recommandations pour l’avenir.

Le site Aujourd'hui le Maroc rappelle que l'ESCA, Ecole supérieure de management, a ouvert le débat la semaine dernière sur une thématique bien d’actualité, à savoir «Boycott : la transformation numérique de la société est-elle en marche ?» Revenant sur l’exhaustivité du panel, le site marocain  estime que ce dernier  a permis d’apporter un large éclairage sur la question. Amine Mounir Alaoui, ingénieur d’Etat de formation et représentant du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abderrahmane Rachik, sociologue, Khadija Idrissi Janati, entrepreneure et spécialiste de la communication d’influence, Smael Sebti, entrepreneur et spécialiste du digital, Mohamed Douieb, expert en contenu des marques, ont été conviés, en effet, pour décortiquer la problématique et avancer leurs points de vue sur les postures et les stratégies à adopter dans le cas éventuel de boycott.

Si le regard du sociologue a imposé à l’audience un flash-back pour rappeler que «déjà en 2011, les jeunes avaient un manque de confiance dans l’élite», Aujourd'hui le Maroc révéle que le représentant du CESE a souligné que «les jeunes n’ont pas de limite sur les réseaux sociaux». Ce constat a été vérifié à travers des études élaborées par le Conseil depuis son existence et publiées sur le site officiel. Les spécialistes en communication ont tous rebondi justement sur la particularité du phénomène en déplorant l’absence d’utilisation d’outils spécifiques au digital par les entreprises. Les entreprises marocaines n’ayant pas encore le réflexe d’opter pour ce type d’instruments de mesure. Sous sa casquette d’ingénieur réseaux, M. Alaoui le confirmera dans son intervention. Aujourd'hui le Maroc rapporte par ailleurs que Mohamed Douieb a fait remarquer que «ce boycott représente une première mondiale», le choix de pratiquer un mutisme exemplaire face à cette situation peut paraître une démarche appropriée. La communication de crise des entreprises ne représentant pas une recette mais dépend des cas d’entreprise.

Mme Idrissi, fraîchement nommée vice-présidente de l’Afem,  rappelle aussi que «l’information est devenue de plus en plus démocratisée. Et les consommateurs ont décidé de prendre le pouvoir et créer à travers les réseaux sociaux des freins». Par rapport au comportement d’achat, Smael Sebti fait remarquer qu’«il est difficile de reconquérir un client sur des marchés donnés et c’est mondialement connu. C’est pour cela que les entreprises doivent réfléchir à de nouvelles conquêtes de marché». Le spécialiste du digital rappelle en effet que «le Maroc compte aujourd’hui 18 millions de smartphones, ce qui a conduit directement à une désintermédiation. Les politiciens ne semblent pas en avoir tenu compte». La situation est complexe. Le représentant du CESE fait remarquer, d’ailleurs, que la population qui a moins de 30 ans est née en présence d’Internet. C’est ce qui explique cette grande liberté à écrire librement sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, le critère «Loi» arrive en dernière limite lors d’une enquête élaborée par le CESE sur le sujet.

La rédaction

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