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Publié le 23 juin 2018

L’artiste Fatoumata Diawara sous « l’Arbre à Palabre » au Festival Gnaoua

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Ce vendredi après-midi s’est tenu sur la terrasse de l’institut français d’Essaoura « l’Arbre à Palabre », un des incontournables du Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira

Crée en 2006, ce forum de dialogues et d’échanges s’est tenu autour du thé.

Parmi les artistes gnaoua et les invités des musiques du monde venus dialoguer librement avec le public, il y’avait ce vendredi Asma Hmzaoui et Fatoumata Diawara qui se produiront plus tard sur la scène Moulay Hassan dans un duo très attendu où Fatoumata Diawara révèle que ce sera le début du « leg qu’elle fera à sa sœur Asma » âgée de 20 ans.

D’autres artistes se sont prêtés à l’exercice de discussions avec un public très enchanté comme BIM et Hassan Boussou des personnes pleines de projets et d’idées pour la jeunesse africaines. Imarhan, le duo Zakir Hussain/ Said Oughessal, Pepe Boa et le Maalem Kbiber Clôture musicale ont tous paticiper aux discussions de « l’Arbre à Palabre », où certains essayent d’expliquer leur philosophie de la musique et d’autres revenir sur le parcours ou parlent de leur projet.

« L’Arbre à Palabre », animé par la journaliste et ethnologue Emmanuelle Honorin était ce jour accompagné de jour par l’Ivoirien Soro Solo, ancien animateur de Rfi.

Prenant la parole lors de son passage, Fatoumata répondant à une question sur la problématique des femmes en Afrique estime que bien sûr qu’il y’a des avancées mais beaucoup de chemin reste à faire, idée qu’elle a défendu lors du deuxième forum de ce vendredi, intitulé « des avancées incontestables, des discriminations persistantes. »

L’artiste malienne pour prouver sa thèse a laissé entendre qu’elle-même s’est enfuie du Mali pour aller en France à l’âge de 15 ans à cause des conditions qu’elle pouvait pas supporter parce que voulant devenir chanteuse malgré les stéréotypes de sa famille ne pouvaient pas accepter qu’une fille chante.

Son « exil » elle le justifie par son envie de faire découvrir à sa famille et à sa société qu’une fille peut réussir dans le monde de la musique et qu’elle peut avoir son propre langage malgré les barrières pour affronter ce monde masculin.

Pour autant Fatoumata Diawara veut faire partir des porte-voix pour cette jeunesse afin de pouvoir affranchir certaines barrières et n’hésite pas de citer Nahwa Doumbouyé et Oumou Sangaré des icônes au Mali car dit-elle Mali on chante pas pour chanter, chanter au Mali surtout pour les femmes c’est envoyer des messages très clairs sur beaucoup de sujets assez problématiques.

Rappelant les tensions qu’il y a eu dans son pays en 2012, elle a expliqué le rôle qu’elle a joué en regroupant les jeunes pour les conscientiser sur le danger qui guette leur pays avec cette situation.

Revenant sur la condition féminine, surtout vis-à-vis des hommes, elle déclare que dans certaines société comme la leur, une femme qui à ses menstrues en reléguée de la société parce que jugée impure et pour elle, cette situation inhérente à la femme est une force vis-à-vis des hommes… elle révèle qu’au cours de ces prestations avec des hommes et qu’elle soit en période de menstrues, elle est obligée de tout faire pour que les hommes ne s’en rendent pas compte au point de le voir avant de la considérer comme une personne incapable de faire son travail et ce fait l’encourage à être très forte.

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