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Publié le 12 juin 2018

Les impacts écologiques évalués à 18% du PIB mondial d'ici 2050 (Rapport)

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Les dommages écologiques pourraient coûter 18% de la production économique mondiale, a indiqué Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), dans son rapport sur les risques liés au capital naturel.

Les entreprises sont de plus en plus confrontées aux conséquences de l'épuisement du capital naturel, qu'il s'agisse de pénurie d'eau ou d'une nouvelle législation sur les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, alors que de plus en plus d'entreprises évaluent leur empreinte de capital naturel dans le cadre de leur prise de conscience croissante de leur rôle dans l'épuisement des ressources naturelles, beaucoup échouent à explorer les risques et les options d'atténuation disponibles.

Citant des données compilées par le groupe de recherche Trucost ainsi que par le réseau international Principles of Responsible Investment (PRI) soutenu par les Nations-Unies, le rapport indique que ce montant représenterait un total de 28,6 billions $. Selon l’AGCS, cet impact économique des dommages écologiques, pourrait être lié à une hausse continue de l’exposition de plusieurs secteurs d’activités clés de l’économie mondiale, aux risques liés au capital naturel, (c'est-à-dire l’ensemble des ressources naturelles permettant la production de biens et rendant des services écologiques).

Parmi les secteurs d’activités les plus exposés, figure le secteur du transport, qui est l’un des plus grands contributeurs de gaz à effet de serre de la planète. Selon le document « les émissions de carbone liés au secteur du transport ont crû de 250 % depuis 1970, et comptent pour 23 % des émissions mondiales ».

Si ce secteur primordial est moins exposé que d’autres comme le secteur pétrolier ou celui des mines, aux risques liés au capital naturel, l’AGCS indique qu’il dispose d’une assez faible capacité à réduire l’impact du problème.

Notons que selon les prévisions, les pertes annuelles liées au changement climatique pourraient atteindre 1% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial si les mesures adéquates sont prises pour les réduire. Cependant, le rapport indique qu’ils pourraient atteindre les 5%, si les économies de la planète tardent à répondre à ce phénomène dont les implications de tout ordre (économiques, sociales et environnementales) ne cessent de croître.

La plupart des secteurs sont exposés aux risques liés au capital naturel

À des fins de comparaison et d'analyse, les secteurs classés AGCS appartiennent à l'une des trois catégories suivantes:

Zone de danger: secteurs où les risques sont généralement supérieurs à l'atténuation

Zone médiane: secteurs où les risques correspondent grosso modo à l'atténuation

Refuge sûr: secteurs qui ne semblent généralement pas exposés à des risques élevés et / ou qui sont raisonnablement bien préparés

Secteurs dans la zone de danger: Selon l'analyse, quatre secteurs se retrouvent dans cette zone en utilisant la méthodologie de risque d'AGCS. Outre le pétrole et le gaz et l'exploitation minière, qui sont largement considérés comme présentant des risques élevés, deux autres secteurs apparaissent dans cette zone: les aliments et les boissons et les transports . Dans l'ensemble, en raison de leur empreinte naturelle inhérente au capital, il est plus difficile pour ces secteurs d'atténuer leurs risques; Cependant, des solutions de risque innovantes pourraient être appliquées plus énergiquement.

Secteurs dans la zone du milieu: Selon la méthodologie du risque AGCS, sept secteurs se situent dans la zone médiane: les secteurs de l' automobile , de la chimie , de l' habillement , de la construction , de la fabrication , des produits pharmaceutiques et des services publics présentent un niveau de risque élevé . Dans l'ensemble, AGCS croit que les entreprises de ces secteurs doivent connaître leur profil de risque et travailler activement à l'atténuation pour gérer les risques individuels liés au capital naturel dans leurs activités et leurs chaînes d'approvisionnement.

Secteurs dans le refuge: Un seul secteur peut être trouvé dans la zone refuge. Les télécommunications sont un bon exemple de secteur à faible risque lié aux services où les entreprises se positionnent généralement comme des fournisseurs de solutions pour les risques de capital naturel affectant leurs clients - en fournissant des communications pour éviter le dioxyde de carbone généré par les voyages d'affaires.

La rédaction

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