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Publié le 24 mai 2018

El Othmani mise sur l’intégration africaine pour accélérer l’industrialisation de l’Afrique

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L'intégration africaine constitue un facteur clé pour accélérer l’industrialisation de l’Afrique, a indiqué, mercredi à Busan, le Chef du gouvernement, M. Saâd Eddine El Othmani, qui a effectué une visite de travail les 21 et 22 mai en Corée du sud.

Invité d’honneur à la cérémonie d’ouverture officielle des Assemblées annuelles 2018 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), M. El Othmani, qui s’exprimait lors d’un panel de haut niveau, a souligné l’importance de l’intégration africaine qui pourrait faciliter le développement des infrastructures non seulement dans les zones urbaines, mais aussi dans le monde rural.

Ces infrastructures, a-t-il dit, contribueront à la stimulation du processus d’industrialisation du continent africain qui permettra de lutter efficacement contre la pauvreté et les disparités territoriales.

Dans ce sens, M. El Othmani a mis l’accent sur les différents défis auxquels fait face l’Afrique pour booster son industrialisation, notamment la formation et l’emploi, estimant qu’il est temps de s’inscrire dans l’économie de demain et de se projeter vers la 4-ème révolution industrielle, la robotique, l'intelligence artificielle, l'internet des objets et le développement des villes intelligentes.

"60% des emplois qui existent actuellement vont disparaitre dans les 15 à 20 prochaines années", a-t-il prévenu.

Le Chef du gouvernement a également fait valoir qu’il est nécessaire d’élaborer "une stratégie multifactorielle" qui tient en compte les différents défis de l’industrialisation (création de l’emploi, intégration de l’économie numérique, diminution des disparités territoriales, etc) à même de permettre des transformations structurelles des économies africaines.

A cet effet, M. El Othmani a mis en avant le Plan d’accélération industrielle (2014-2020) qui vise à augmenter la part de l’industrie dans le PIB à 23% en 2020, contre environ 17% actuellement.

Organisé sous le thème "Accélérer l'industrialisation de l’Afrique: vision, expériences et enseignements", ce panel a été une occasion pour la Corée du sud de présenter son expérience unique et très réussie de passage, en un temps record, du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu élevé grâce à l'industrialisation, sans bénéficier des ressources naturelles.

Tenues du 21 au 25 mai à Busan (Corée du sud), les Assemblées annuelles 2018 de la BAD se focalisent principalement sur l'accélération de l'industrialisation de l'Afrique, l'une des cinq priorités stratégiques de l'institution panafricaine, et constituent une occasion pour les responsables issus des différents pays du continent pour échanger entre eux et avec les responsables sud-coréens sur cette thématique.

Le thème retenu cette année traduit la volonté des pays africains de s'engager dans un processus qui favorise la transformation structurelle de leur économie.

La cérémonie d'ouverture de ces Assemblées a été marquée par la participation du vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances de la Corée du sud, Dong Yeon Kim, du Premier ministre rwandais, Edouard Ngirente, du président de la BAD, Akinwumi Adesina et de son Secrétaire général, Vincent Nmehielle ainsi que du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

La rédaction

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