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Publié le 08 avril 2018

Mondial 2026 : Ahmad rappelle à Infantino les principes de la transparence

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Le président de la Confédération africaine de football (CAF) a déclaré sur RFI être plus que jamais opposé au fait qu’une commission d’évaluation ait le droit d'écarter la candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde 2026.

A propos de la FIFA qui a mis en place une « Task Force » chargée d’évaluer les candidatures du Maroc et du trio Etats-Unis-Canada-Mexique à l’organisation de la Coupe du monde 2026, Ahmad Ahmad reste catégorique et déclare avec véhémence que « c’est contestable et contesté par nous-même, l’Afrique, et en partie aussi par l’Europe. Par moi, personnellement, en tête, avec les membres du conseil africain. Parce que nous estimons que la réforme introduite (en février 2016), au niveau de la Fédération internationale de football donne la responsabilité et le pouvoir au Congrès de désigner le(s) pays hôte(s) de la Coupe du monde. » Il ajoute, « Nous estimons donc que le Conseil (l’exécutif de la FIFA) doit être comme une boîte aux lettres qui transmet les dossiers de candidature au Congrès (l’Assemblée générale de la FIFA qui regroupe 211 associations). » Il précise par ailleurs que c’est au congrès de voter en son âme et conscience pour le pays qui réussira à le convaincre en vue de l’organisation.

Toutefois le président de la CAF rappelle qu’on n’organise pas uniquement pour des raisons financières un grand événement comme la Coupe du monde. Il y a aussi d’autres intérêts qui doivent entrer en jeu dit-il sans préciser.

La Task Force, pour lui c’est un retour en arrière, et à ce titre, il laisse entendre que « Ce que nous cherchons, c’est le fait que la Task Force ait seulement pour rôle d’analyser les dossiers de candidature, de collecter les informations, pour qu’on puisse les envoyer (aux présidents d’association qui voteront le 13 juin 2018 à Moscou,) ».

Néanmoins, M. Ahmad reste abasourdi du fait qu’on veuille donner tous les pouvoirs à une instance qui a été créée par le Conseil. « Non seulement le pouvoir d’éliminer un candidat, mais le fait aussi que cette décision soit sans appel. » Le président de CAF fou de rage continu déclare qu’« on n’a jamais vu une instance pareille ! […] Même le président Gianni Infantino n’a pas ce pouvoir de décider sans appel. C’est ça que nous contestons vigoureusement. »

Le Malgache dit qu’il ferait la même chose que les responsables marocains, « Lorsque les règles du jeu ne sont pas claires dès le départ et qu’il y a eu une modification en cours de route, ça laisse de la suspicion. Donc, c’est pour ça que le Maroc conteste, » […] « Là, on n’est plus dans la gestion du football moderne. Peut-être qu’on avait des choses comme ça durant les années 1930 et les années 1940. Mais plus de nos jours » … soutient-il.

Se voulant clair par rapport à certaines déclarations le désignant redevable à Gianni Infantino qui l’aurait pistonné, M. Ahmad balaie d’un revers de main en disant être indépendant et que si c’était le cas il n’aurait peut-être pas agi de la sorte et réitère toute sa liberté en précisant que chacun défend ses intérêts par rapport à son mandat, « j’ai été élu à la tête de la Confédération africaine de football pour défendre les intérêts de l’Afrique. C’est vrai que je suis vice-président de la FIFA. Mais c’est par ès-qualités. » finit-il de préciser.

La rédaction

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