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Economie |

Publié le 13 mars 2018

La croissance en Afrique du Nord tirée, entre autres, par celle du Maroc (BAD)

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La Banque Africaine de Développement (BAD) a souligné, lundi, les performances de l’économie marocaine qui a permis à la région de l'Afrique du Nord de réaliser le deuxième taux de croissance le plus élevé dans le continent avec 4,9 % derrière l’Afrique de l’Est (5,9 %).

« Ces chiffres s’expliquent notamment par la performance du Maroc, qui a vu son taux de croissance passer de 1,2 % en 2016 à 4,1 % en 2017, stimulé par la hausse de la productivité agricole, qui a profité d’une bonne saison pluviale conjuguée aux impacts positifs du déploiement du Plan Maroc Vert », indique le rapport de la BAD.

L’économiste a souligné également que cette performance économique, due aussi à une production de pétrole plus importante que prévue en Libye, qui a permis au pays de réaliser une croissance de 5,1% en 2017, reste supérieure à la moyenne affichée par le continent dans son ensemble (3,6%) et place la région de l’Afrique du Nord en deuxième position en Afrique avec 4,9 % en 2017 contre 3,3 % enregistrés en 2016.

Portée par son programme de réformes macroéconomiques et structurelles, l’Egypte a affiché, elle aussi, une croissance de son PIB, de l’ordre de 4 % en 2017, a ajouté la même source, précisant que les perspectives demeurent positives pour 2018 et 2019 grâce, notamment, aux réformes engagées dans l’ensemble des pays de la région.

« La région se porte globalement bien », a-t-elle commenté en notant que quatre pays de cette sous-région en l’occurrence l'Egypte, la Lybie, le Maroc et l'Algérie, ont tiré sa croissance. Cependant, les transformations structurelles escomptées peinent à se concrétiser et les économies des pays concernés restent peu diversifiées, même si l'Egypte, le Maroc et la Tunisie ont relativement réussi à diversifier leurs ressources, a-t-il noté.

Elle a relevé que la croissance de l’Afrique du Nord devrait atteindre respectivement 5 % en 2018 et 4,6 % en 2019, mais reste "volatile et fragile", étant donné que cette région souffre du paradoxe « croissance sans emplois ».

Selon le document, les économies de la région peinent à accélérer le processus de leur transformation structurelle, citant à titre d’exemple, l’économie tunisienne qui est relativement diversifiée, mais elle reste fortement dépendante de la croissance de la zone Euro, son premier partenaire commercial et économique.

Avec MAP

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