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Publié le 26 février 2018

La candidature Maroc 2026 présentée, exposée, défendue au congrès de l'UEFA

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La confédération européenne de football, UEFA pour les connaisseurs, tient son 42ème congrès à Bratislava. La capitale de la Slovaquie accueille deux événements majeurs de l’UEFA, à savoir une séance du Comité exécutif de l’UEFA dimanche, et le 42ème Congrès ordinaire de l’UEFA ce lundi. Le président de la Fédération marocaine de football (FRMF) Fouzi Lekjaâ se trouve dans les murs (historiques) de Bratislava, pour faire la promo du dossier Maroc 2026.

Le président de la FRMF est donc parti cette fin de weekend en Europe centrale, accompagné de Nawal El Moutawakil, membre du comité directeur de la FRMF (et membre influent du non moins influent Comité international olympique), d’Abdelkader Lechhab, et Karima Ben Yaaich, respectivement ambassadeurs du Maroc en Russie et au Portugal.

La présence de M. Lekjaâ en Slovaquie coïncide avec celle du président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad, qui a déjà dans un temps passé exprimé son très fort et très ferme soutien au Maroc.

C‘est donc en force que le Maroc va en Europe « vendre » l’idée de sa candidature et affirmer sa crédibilité. Et dans le Vieux Continent, le Maroc devrait avoir des amis et/ou des interlocuteurs qu’il pourra convaincre.

Il y a d’abord et avant tout l’atout de la proximité, sachant que la plupart des Etats européens du sud sont systématiquement qualifiés aux Coupes du monde, à l’exception notable de l’Italie pour 2018, mais une exception qui confirme la règle. Ensuite, les pays qui viennent géographiquement juste au-dessus des précédents seraient aussi attirés par la proximité du Maroc : France, Belgique, Royaume-Uni et Allemagne.

De plus, un Mondial, ce sont des chiffres d’affaires qui explosent dans le secteur de l’audiovisuel, et des télévisions surtout, pour la pub. Si le Mondial 2026 se tient dans la Grande Amérique, ce sont les grandes chaînes télés de l’Oncle Sam qui rafleront la mise des annonces publicitaires, une manne qui se chiffre en milliards d’euros. Il en sera différemment si le Mondial est en Europe, ne serait-ce que pour les horaires de diffusion des matchs, et des pubs qui vont avec.

Lekjaâ devra donc expliquer tout cela aux Européens, budgets à l’appui, lui qui est par ailleurs, dans son autre vie, directeur du budget au ministère des Finances. La FIFA laisse faire, elle qui lui avait interdit de présenter la candidature du Maroc à l’AG de la CAF début février. Mais la même FIFA a également autorisé les Américains à présenter leur dossier face à la Cosafa (Council of Southern Africa Football Associations), quelques semaines plus tard, avant que les Marocains ne montent au créneau pour dénoncer le deux poids deux mesures de Gianni Infantino, président de la Fifa. Ce dernier a jeté l’éponge, de guerre lasse, laissant latitude aux deux candidatures de faire promotion de leurs dossiers.

Tout cela se produit alors que des débats sont engagés sur un retrait, éventuel de l’organisation du Mondial 2022 du Qatar, pour diverses raisons ayant trait à la logistique, aux droits de l’Homme et à la diplomatie, ou plutôt à l’isolement diplomatique de l’émirat. Le Maroc ne le demande pas, en considération des liens qui l’unissent à Doha, et aussi au titre de l’élégance diplomatique, mais si le scénario du retrait se produit effectivement, le Mondial 2022 reviendra au trio nord-américain, et celui de 2026 devrait être normalement et sans trop de difficultés être attribué au Maroc.

On ne peut retirer deux Coupes du monde à deux pays arabes… ce serait du plus mauvais effet !

A suivre.

AB

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