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Maroc |

Publié le 25 février 2018

Taoufiq Bouachrine est interrogé sur des affaires de mœurs et d’ « agressions sexuelles » (mis à jour)

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Le procureur général du Roi près de la Cour d'appel de Casablanca annonce que, suite au communiqué rendu public vendredi 23 février 2018 au sujet de l’enquête judiciaire à l’encontre de Taoufiq Bouachrine pour des plaines relatives à des agressions sexuelles parvenues au ministère public, celui-ci a été placé en garde à vue, la veille dans la nuit.

Les services de la police judiciaire poursuivent leurs investigations dans l’affaire et ce, en auditionnant les déclarants et certaines victimes, indique, samedi, le procureur général du Roi, précisant que l’enquête se poursuit toujours.

D’autre part, le procureur général du Roi affirme que, contrairement aux informations véhiculées, aucune autre personne n’a été arrêtée, jusqu’à présent, dans le cadre de cette affaire, notant que l’enquête en cours n’a aucun rapport avec le métier de la presse.

Cela indique que l’affaire n’est pas achevée, car « certaines victimes », ne signifie pas « toutes les victimes », s’il y en a. De toutes les façons, le procureur poursuit ses investigations.

Le fait de dire que personne n’a été arrêté peut laisser croire que les personnes, des femmes, interrogées, l’auraient été en qualité de victimes.

Enfin, il faut relever cette phrase sur la non-relation de cette affaire avec le métier de la presse. En effet, les agences de presse internationales et certains commentateurs au Maroc parlent déjà d’entrave à la liberté de presse, au vu de la ligne éditoriale de Taoufiq Bouachrine. Mais le parquet précise qu’il s’agit d’une affaire de simple droit commun.

Dimanche 25 au soir, un 3ème communiqué  avait été publié par le parquet, annonçant le prolongement de la garde à vue de Taoufiq Bouachrine, qui devra être présenté au procureur lundi 26 février dans la matinée pour statuer sur son sort, définir les chefs d'inculpation, et décider s'il comparaîtra libre ou en état d'arrestation.

Taoufiq Bouachrine avait été interpellé à son bureau vendredi 25 février en fin de journée. L’affaire a été transmise par le parquet général de Casablanca à la Brigade nationale de police judiciaire.

Avec MAP

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