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Publié le 10 février 2018

Le détail des critères d'attribution du Mondial 2026

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Dans la suite de notre immersion dans les nouvelles procédures de la FIFA, PanoraPost revient sur les critères d’organisation et expose les principes de la réforme. Si la Coupe du monde à 48 équipes est moins dure pour les équipes pour se qualifier, elle est beaucoup plus difficile pour les pays qui souhaitent l’organiser.

La FIFA, consciente des énormes enjeux et de sa responsabilité, a amélioré la procédure de candidature en mettant l’accent sur différents aspects essentiels comme la transparence, la participation, les droits de l’Homme, le développement durable et l’objectivité, sans oublier bien sûr la réalisation des infrastructures.

« La Coupe du Monde 2026 sera la plus grande jamais vue. Quarante-huit pays au total y participeront et plus nombreux encore seront ceux qui pourront se prendre à rêver d’une qualification. (…) Mais il convient de mettre en place un processus irréprochable afin de déterminer quel(s) pays est ou sont capable(s) d’accueillir une compétition de cette envergure » a déclaré Gianni Infantino président de la FIFA.

La Coupe du monde 2026 sera de loin différente des autres, sous l’ère Blatter.  L’attraction, au-delà du nombre d’équipes en compétition, sera celle du pays organisateur à démontrer ses capacités.

Si au Maroc, on semble lésiner sur les moyens, la FIFA a très tôt fixé les règles avec des critères bien définis qui ne souffrent d’aucune ambigüité.

Les principes clés de la réforme de la procédure :

Transparence

Chaque étape de la procédure de candidature est ouverte au grand public. Le contenu des dossiers de candidature ainsi que les critères d’organisation seront ainsi tous publiés, de même que les rapports d’évaluation de chaque candidature.

Sur la base de ces rapports, le Conseil de la FIFA déterminera les candidatures qui remplissent les conditions pour être soumises au vote du Congrès de la FIFA. Durant cette procédure, tous les votes individuels seront également rendus publics. La décision finale prise par l’organe suprême de la FIFA sera le fruit d’un processus de vote ouvert.

De plus,  et avant cela, la procédure de candidature fera l’objet de règles de bonne conduite largement étendues et pour la première fois, elle sera contrôlée par une société d’audit indépendante nommée par la FIFA. En d’autres termes, la communauté du football connaîtra toutes les exigences requises d’un hôte de la Coupe du Monde et saura pourquoi le choix s’est porté sur telle ou telle candidature.

Aucune décision ne sera cachée au public, pas plus que ses tenants et aboutissants.

Droits de l’Homme et développement durable

Conformément à l’art. 3 de ses Statuts et à sa politique en la matière, la FIFA s’engage à respecter les droits de l’Homme. L’instance est également déterminée à mener toutes les activités en lien avec l’organisation de la Coupe du Monde en accord avec les principes de gestion durable des événements, ainsi qu’à respecter les droits de l’Homme et des travailleurs internationalement reconnus, conformément aux Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme des Nations Unies. Sur cette base, la FIFA exige des associations membres candidates, des autorités gouvernementales desquelles elles dépendent et de toutes les autres entités impliquées dans l’organisation de la compétition – telles que celles responsables de la construction et la rénovation des stades, des sites d’entraînements, des hôtels et des aéroports – qu’elles mettent en place des normes relatives aux droits de l’Homme et des travailleurs.

Participation

La Coupe du Monde est la compétition la plus prestigieuse du football international et le processus décisionnel visant à déterminer le ou les pays hôte(s) d’un tel événement doit par conséquent être aussi large et ouvert que possible.

Pour la première fois, il reviendra au Congrès de la FIFA – l’organe législatif suprême de l’instance, composé de représentants des deux cent onze associations membres – de procéder au vote final pour l’attribution des droits d’organisation de la compétition, conformément à l’art. 69 des Statuts de la FIFA.

A noter que les 4 pays candidats ne participeront pas au vote final du Congrès, ce qui porte le nombre des votants à 207, et la majorité qualifiée pour l’emporter à 104.

Objectivité

L’évaluation des candidatures doit être aussi précise et impartiale que possible. Pour y parvenir, la FIFA a mis en place un groupe de travail chargé de l’évaluation des candidatures à l’organisation de la Coupe du Monde 2026, dont le travail se fera sur la base de critères clairs et objectifs. Cela supposera de quantifier et de noter différents aspects relatifs aux implications commerciales et aux infrastructures, toute candidature n’atteignant pas le score global minimum ni même les exigences minimales pour l’un des critères étant automatiquement rejetée.

Ci-dessous le tableau des critères d’organisation

 

Mouhamet Ndiongue

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