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Publié le 28 novembre 2017

La Chambre des conseillers refuse la motion de questionnement au gouvernement

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La semaine dernière, après le drame survenu près d’Essaouira et à l’issue duquel 15 personnes ont trépassé, le groupe PAM à la Chambre des conseilleurs  avait soumis une motion de questionnement au président de la Chambre Hakim Benchamass, en vue de la transmettre au chef du gouvernement, désigné comme responsable de la tragédie.

Cette motion avait déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive en cela que le président Benchamass l’avait lue en séance plénière, s’attirant les foudres de plusieurs partis, dont le PJD, qui lui avait fait remarquer qu’il ne devait pas procéder à la lecture du document. Toujours est-il que le vote sur cette motion, prévu dans l’article 233 du règlement intérieur de la deuxième Chambre, était programmé pour ce lundi 27.

Mais ce jour, seuls 25 conseillers sont présents dans l’hémicycle, dont 14 du PAM (sur 23), initiateur de la motion, 2 de la CGEM, 4 de la CDT et 5 de l’UMT. Or, l’article 233 dit clairement que « la motion de questionnement du gouvernement n’est approuvée par la Chambre des conseillers que par un vote pris à la majorité absolue des membres qui la composent (…) », c’est-à-dire 61 élus… On en est loin..

Le président de séance, jetant un œil sur la salle, décide que le vote ne peut manifestement pas être acquis et déclare que la motion est rejetée. Tohu-bohu des gens du PAM qui demandent le renvoi du vote, mais cela se heurte au refus du président. On notera cependant que même si les votes n’ont pas été pris en compte, les 2 élus CGEM se sont abstenus…

Grand coup d’épée dans l’eau, donc, du PAM, après une série de cafouillages politico-burlesques… Une motion qui impute directement la tragédie au gouvernement, alors même que les responsabilités sont locales, comme l’attestent les différentes enquêtes  en cours dans la province, puis la calamiteuse lecture de la motion par le président de la Chambre Hakim Benchamass, agissant en débutant, et enfin l’indifférence coupable des élus du PAM, qui soumettent une motion de questionnement – acte politique majeur s’il en est – sans s’assurer de la présence d’au moins la moitié des députés, dont les leurs !

Aziz Boucetta

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