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Publié le 17 novembre 2017

Vidéo - Grandiose « pétage » de plomb de Rabah Madjer, le sélectionneur national algérien de football

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S’il criait comme il jouait, la chose serait spectaculaire… et elle l’a été ! En effet, l’entraîneur national algérien Rabah Madjer s’est emporté hier jeudi 16 novembre contre un journaliste qui a eu le malheur de faire son métier. Mais Madjer, lui, n’a pas apprécié, et le monde entier a pu voir ce que ça donne quand cet homme s’énerve.

Rabah Madjer, un joueur d’exception que les moins de vongt ans ne peuvent pas connaître, est un des meilleurs joueurs des temps modernes, classé parmi les 10 meilleurs footballeurs des 50 dernières années. Il  a remporté notamment une Coupe des clubs champions avec le FC Porto face au Bayern Munich, puis il a participé à deux coupes du monde et remporté la Coupe d'Afrique des nations en 1990 avec l'équipe d'Algérie. En 1987, Madjer reçoit le Ballon d'or africain, récompensant le meilleur footballeur africain de l'année, on a également donné son nom à une manière de marquer un but avec une talonnade : une Madjer.

Revenons à cette conférence de presse, suite à la victoire de l’Algérie sur la Centrafrique, par 3-0, en match amical… « Vous êtes l'ennemi de l'équipe nationale ! », a lancé Madjer avant de crier sur son interlocuteur. « Je n'ai aucun respect pour vous. Taisez-vous ! Taisez-vous ! Prenez votre retraite et laissez la place aux jeunes ! ».

Et pourtant, la question du journaliste Maamar Djebbour était tout à fait normale. Il avait posé une question à Ryiad Mahrez, capitaine de l’équipe, à qui il a reproché une baisse de niveau de l’équipe, récemment éliminée d’à peu près toutes les compétitions internationales.

Plus tard, revenant dans une interview de France Football sur cet incident, Madjer a maintenu ses propos : « Ce journaliste de la chaîne 3 (nationale), il me taille depuis toujours. Il m'attaque, il profite de son titre. Il y a deux jours, il était sur une chaîne de télé privée. Il m'a taillé, incroyable mais vrai : je ne suis pas un entraîneur, on n'a pas d'équipe nationale, on n'a pas de moyens etc... D'habitude, je ne dis rien. Mais ce coup-ci, j'avais mon capitaine Riyad Mahrez à mes côtés. Il lui a posé une question provocatrice mais qui me visait en réalité. Il a dit que son niveau avait baissé, sous-entendant que je n'étais pas un bon entraîneur. On venait de gagner 3-0... Je ne lui ai pas manqué de respect. Je lui ai notifié qu'il était l'ennemi de l'équipe nationale, et lui ai demandé de se taire ».

La notion de respect est rudement malmenée ces temps-ci en Algérie, et ça, tout le monde le sait, ce sont des journalistes algériens qui me l’ont dit…

Aziz Boucetta

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