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Publié le 02 novembre 2017

Mustapha el Khalfi confirme que les consultations pour le remaniement se limitent à la majorité actuelle

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Cela fait maintenant 9 jours que le roi Mohammed VI a révoqué trois ministres et un secrétaire d’Etat, deux du PPS et deux du MP, en sanction de leur gestion de la crise d’al Hoceima. Le 29 octobre, le chef du gouvernement Saadeddine Elotmani avait affirmé que ses consultations avaient débuté, avec le MP et le PPS.

Et ce jeudi 2 novembre, à l’issue du Conseil de gouvernement, le porte-parole dudit gouvernement Mustapha el Khalfi a précisé encore une fois que seuls le MP et le PPS sont concernés et, a-t-il tenu à préciser, le chef du gouvernement attend la réunion des deux instances partisanes que sont le Comité central du PPS et le Bureau politique du MP pour proposer des noms de futurs ministres.

Si, pour cette dernière formation, il n’y a guère de suspense, il n’en va pas de même pour le PPS, durement touché par la décision royale. On dit que Nabil Benabdallah serait démissionnaire du secrétariat général du parti, et on dit aussi que le PPS pourrait basculer dans l’opposition, en réaction à la décision royale. Ce qui ne serait pas forcément la meilleure idée que pourraient produire les membres du Bureau politique…

Une troisième voie serait également le renforcement du PJD par un ministre ou un secrétaire d’Etat, dans la perspective de renforcer les rangs d’Elotmani au sein de son propre parti, sachant que l’actuel secrétaire général Abdelilah Benkirane œuvre à faire amender l’article 16 des statuts qui fixe à deux le nombre de mandats du chef du parti.

Pour l’instant, l’option de l’entrée de l’Istiqlal semble éloignée, rien n’étant prévu en la matière et le parti qui vient de porter Nizar Baraka à sa tête n’ayant pas encore réuni son Conseil national, seul habilité à décider d’une entrée dans la majorité.

Aziz Boucetta   

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