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Maroc |

Publié le 17 octobre 2017

Report du procès d’al Hoceima au 24 octobre, et un prévenu s’évanouit dans la salle d’audience

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La chambre criminelle de la Cour d'appel de Casablanca a décidé, mardi, le renvoi au 24 octobre courant du procès de certains mis en cause dans les événements survenus dans la ville d’al Hoceima, dans le but d'apporter de nouveaux éléments au dossier.

Lors d’une audience publique d’un groupe de 21 accusés, dont 3 poursuivis en état de liberté, le tribunal a pris cette décision pour permettre à la défense de l’État et des victimes de présenter à la Cour une liste des noms des victimes, notamment dans les rangs des forces de l’ordre touchés durant ces événements. En effet, la défense de l’État et des victimes a indiqué que le nombre de blessés a atteint 170 personnes, dont les noms figureront sur une liste qui sera soumise au tribunal lors de la prochaine audience.

Selon Me Abdelkbir Tabih, « 250 éléments des forces de l'ordre se sont portés parties civiles » et ce sont ces 250 personnes dont le président du tribunal a demandé les noms, sur une liste officielle.

L’audience de mardi s’est déroulée dans deux salles séparées, la première ayant été réservée aux avocats, aux médias et aux organisations de défense des droits de l’Homme, alors que la deuxième a abrité les familles des mis en cause.

Au cours d'une audience tenue le 5 octobre, la Cour d’appel de Casablanca a rejeté toutes les requêtes de liberté provisoire au profit des mis en cause dans les événements d’Al-Hoceima, poursuivis devant ce tribunal, qui entamé, le 12 septembre dernier, le procès du groupe composé de 21 accusés.

Cinq prévenus de ce groupe doivent répondre, chacun en ce qui le concerne, de plusieurs chefs d’inculpation, notamment "atteinte à la sécurité intérieure de l’État", "tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage", "préparation d’une conspiration contre la sécurité intérieure" et "réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinés à mener et à financer une activité de propagande à même d’attenter à l’unité et la souveraineté du Royaume".

Notons qu’au début de la séance, un des prévenus, Anas Khattabi, s’est évanoui, et a dû être transporté en urgence à l’hôpital pour y recevoir des soins. C’est ce qu’un de ses avocats, Me Saïd Hamani, a considéré comme étant une conséquence de sa grève de la faim de quatre semaines.

Avec MAP

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