Panorapost



Maroc |

Publié le 17 octobre 2017

Saadeddine Elotmani nie tout remaniement gouvernemental et parle de Benkirane

Partager cet article :

Le chef du gouvernement est l’invité du forum de la MAP. Il est revenu sur un ensemble de questions brûlantes, avec une actualité chaude marquée par le dernier discours royal et par les évolutions enregistrées au sein de son parti, le PJD, sur un éventuel et potentiel 3ème mandat de secrétaire général du parti pour Abdelilah Benkirane.

Ainsi, pour le mouvement au gouvernement, Elotmani a indiqué qu’un remaniement, ou même une démission collective, ne sont absolument pas à l’ordre du jour. Le roi Mohammed VI a parlé, dans son discours d’ouverture de la session d‘automne du parlement, d’un « séisme politique », ce qui, venant de la bouche du chef de l’Etat, pourrait ouvrir la voie à plusieurs spéculations. Auxquelles le chef du gouvernement a donc mis un terme, se contentant d’affirmer que, conformément aux instructions royales, un ministère délégué aux Affaires africaines sera prochainement créé.

Qui pour l’occuper ? Plusieurs pistes, qui ne restent que des pistes de réflexion... La première est la promotion de Mounia Boucetta, actuellement secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et qui revient d’une longue mission d’audit des investissements marocains en Afrique. Il y a ensuite la solution Youssef Amrani, ancien ministre délégué (Istiqlal) aux Affaires étrangères et actuellement chargé de mission au Cabinet royal, mais sa nomination perturberait les équilibres politiques de la majorité. Et tant qu’à faire, en matière de rupture des équilibres, la troisième solution serait la nomination d’un cadre du PJD à ce ministère délégué… On verra bien.

Par ailleurs, interrogé sur un éventuel 3ème mandat d’Abdelilah Benkirane à la tête du PJD, suite à la proposition d’amendement de l’article 16 par la Commission des règlements et procédures du parti, proposition qui sera soumise au congrès de décembre, Elotmani  a expliqué qu’il n’était pas informé de la volonté de Benkirane de briguer ce mandat. « Et si c’était le cas, cela ne gênerait en rien le maintien du PJD à la tête du gouvernement, et même au gouvernement, car les ministres ont été proposés par le parti », ajoute le chef du gouvernement.

AB

Partager cet article :
Articles similaires

Commentaires