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Publié le 06 octobre 2017

Le Prix Nobel de la Paix décerné à la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaire

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Aujourd’hui vendredi 6 octobre, le prix Nobel de la Paix a été décerné à la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires… Il récompense les efforts des membres de cette Campagne, à un moment où les regards du monde sont braqués sur la Corée du Nord, et que l’accord avec l’Iran est susceptible d’être « déchiré » par Donald Trump, pour reprendre ses mots.

Ainsi, la lutte anti-nucléaire pouvait être récompensée. Une décision de circonstance, à l’heure où les tensions autour de l’arme atomique s’amplifient (Corée du Nord, Iran). Il y avait aussi les secouristes bénévoles de la Défense civile syrienne, baptisés Casques blancs, qui ont marqué la population mondiale par leur action dans une Syrie dévastée par la guerre civile.

Neuf pays possèdent à ce jour environ 17.000 armes nucléaires. Les États-Unis et la Russie maintiennent environ 2.000 de leurs armes nucléaires en état d’alerte, autrement dit prêtes à être utilisées en quelques minutes. La plupart sont des dizaines de fois plus puissantes que celle utilisée au Japon en 1945. Une seule tête nucléaire, si elle explosait au-dessus d’une grande ville, pourrait tuer des millions de personnes et ses effets persisteraient pendant des décennies.

L’échec des puissances nucléaires à désarmer a augmenté le risque que d’autres pays acquièrent des armes de ce type. La seule garantie contre la prolifération et l’utilisation d’armes nucléaires est de les éliminer sans plus de délai. Bien que les dirigeants de certains États dotés d’armes nucléaires aient exprimé leur vision d’un monde sans armes nucléaires, ils ont échoué à proposer un plan détaillé pour éliminer leurs arsenaux et, au contraire, poursuivent leur modernisation.

Voici l'argumentaire de ce colectif de la Campagne : "L’abolition des armes nucléaires est une nécessité humanitaire urgente. Toute utilisation d’armes nucléaires aurait des conséquences catastrophiques. Aucune réponse humanitaire efficace ne serait possible et les effets des radiations sur les êtres humaines provoqueraient des souffrances et entraîneraient la mort plusieurs années après l’explosion initiale. Éliminer les armes nucléaires -via un traité exhaustif- est la seule garantie contre leur utilisation. Même si une arme nucléaire ne devait jamais plus être utilisée contre une ville, il existe des effets intolérables qui découlent de la production, des essais et du déploiement des arsenaux nucléaires et qui sont vécus comme une catastrophe au niveau personnel et communautaire par de nombreuses personnes dans le monde. Ces dégâts humanitaires doivent être une motivation pour parvenir à l’interdiction des armes nucléaires".

Ils étaient 318 candidats pour ce prix. Et malgré le secret qui doit régner autour des prétendants durant 50 ans, les parrains et les observateurs avaient donné suffisamment d’indications pour laisser entrevoir une liste de favoris.

Un autre prétendant était Denis Mukwege, un gynécologue congolais venant en aide aux femmes victimes de viols collectifs. Il a créé un hôpital à Panzi, où 50.000 femmes ont été prises en charge par ses soins depuis 1999.

L'ex-secrétaire d'État américain John Kerry et les chefs de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et européenne Federica Mogherini étaient considérés comme de solides prétendants pour leur rôle dans l'accord de 2015 qui impose de strictes restrictions au programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions.

 

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