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Economie |

Publié le 26 septembre 2017

La croissance prévue à 4,3% en 2017 (et 3,1% en 2018) par Bank al-Maghrib

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Le Conseil de Bank al-Maghrib a tenu sa troisième réunion trimestrielle de l’année le mardi 26 septembre. Lors de cette réunion, il a analysé les évolutions récentes de la conjoncture économique et les projections macroéconomiques de la Banque pour les huit prochains trimestres. Deux chiffres sont à retenir de ce Conseil, le maintien du taux directeur de Bank al-Maghrib à 2 ,25% et une prévision de croissance de 4,3% pour 2017, ce qui nous change du calamiteux 1,2% en 2016.

En effet, selon un communiqué de la banque centrale, publié à l’issue du Conseil, la croissance bénéficiera en 2017 de la bonne campagne agricole, avec une production céréalière qui aurait atteint, selon les estimations révisées du Département de l’Agriculture, 96 millions de quintaux, au lieu des 103 millions de quintaux annoncés en avril dernier.  Après une baisse de 12,8%, la valeur ajoutée agricole connaîtrait ainsi un rebond de 14,7% en 2017, avant de reculer de 1% en 2018 sous l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne.

Pour ce qui est des activités non agricoles, elles devraient poursuivre leur reprise, le rythme de progression de leur valeur ajoutée devant passer de 2,2% en 2016 à 2,9% en 2017 puis à 3,5% en 2018. Et donc, après un taux de 1,2% en 2016, la croissance globale devrait, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, s’accélérer à 4,3% en 2017 et revenir à 3,1% en 2018.

Sur le plan du marché du travail, la situation a été marquée au deuxième trimestre, en comparaison avec la même période de 2016, par une entrée nette de 107.000 demandeurs d’emplois et une légère baisse du taux d’activité à 47,3%. En parallèle, l’économie nationale a créé 74.000 postes d’emplois, dont 52.000 dans l’agriculture. Le taux de chômage a, en conséquence, augmenté de 0,2% pour s’établir à 9,3%. On est loin des 8,5% prévus par le gouvernement Elotmani.

Concernant la balance des paiements, les transferts des MRE ont augmenté de 2,7%. Dans ces conditions, et en supposant une entrée de dons du CCG de 8 milliards de dirhams en 2017 et en 2018, le déficit du compte courant devrait s’atténuer de 4,4% du PIB à 3,9% en 2017 et s’établir à 4% en 2018. Sur la base d’une entrée d’IDE d’un montant équivalent à 3,2% du PIB en 2017 et 3,6% en 2018, les réserves de change devraient s’établir à un montant équivalent à 5 mois et 22 jours d’importations de biens et services à fin 2017 et à 5 mois et 25 jours au terme de 2018.

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