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Economie |

Publié le 23 septembre 2017

La croissance économique revient dans les économies de l’OCDE, mais à court terme seulement

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La croissance mondiale du PIB devrait s’accélérer et atteindre environ 3.5 % en 2017 et 3.7 % en 2018, contre 3 % en 2016, soit une légère amélioration depuis les Perspectives économiques de l’OCDE de juin dernier. La reprise est désormais davantage synchronisée à l’échelle internationale, tandis que l’on observe une progression de l’investissement, de l’emploi et des échanges.

Cependant, le retour à une période de croissance mondiale forte et soutenue sur le moyen terme n’est pas encore assuré. La reprise de l’investissement des entreprises et des échanges reste trop faible pour induire une croissance saine de la productivité. La progression des salaires est décevante et maintient l’inflation à des niveaux faibles. La vigueur de la croissance à venir dans les économies émergentes dépendra de la mise en œuvre de réformes plus en profondeur.

La croissance maintient le rythme dans les grandes économies avancées, notant qu'aux États-Unis, elle devrait être de 2.1 % cette année et de 2.4 % en 2018, à la faveur d’un regain des dépenses de consommation et de l’investissement des entreprises. Dans la zone euro, la croissance devrait être de 2.1 % en 2017 et de 1.9 % en 2018, soit des estimations en hausse par rapport aux précédentes du fait d’une croissance plus forte dans les grandes économies européennes.

En Allemagne, la croissance devrait être de 2.2 % en 2017 et de 2.1 % en 2018 ; en France, elle devrait être de 1.7 % pour cette année et de 1.6 % en 2018, tandis qu’en Italie, ces deux taux devraient s’établir respectivement à 1.4 % et 1.2 % en 2017 et 2018, a affirmé l'OCDE.

Cependant, la dynamique de croissance sur le court terme n’est pas une garantie de pérennité pour les années à venir. La reprise de la croissance mondiale n’est pas assurée à moyen terme et le risque d’un retour à des niveaux de croissance plus modestes, voire inférieurs à la normale et insuffisants pour permettre une amélioration généralisée des niveaux de vie, ne peut être écarté.

Pour l'OCDE, « il faut redoubler d’efforts sur le front structurel pour soutenir la reprise qui s’esquisse dans l’investissement, remédier à la lenteur des gains de productivité et faire que les dividendes de la reprise profitent à tous ».

Cette fenêtre de dynamisme de croissance à court terme de l’économie mondiale, sur fond de marge budgétaire dégagée par l’actuel environnement monétaire, donne aux responsables de l’action publique une certaine latitude pour s’attaquer aux obstacles structurels qui freinent la croissance de la productivité et fait de certains citoyens des laissés-pour-compte. Il ne sera possible d’assurer une croissance durable et inclusive que si les gouvernants agissent pour faire droit aux attentes de leurs citoyens.

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