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Publié le 21 septembre 2017

Aziz Akhannouch revient sur l’affaire de la viande putréfiée de l’aïd

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Il semblerait que cette affaire ne soit pas encore terminée… Il s’agit des viandes putréfiées et verdâtres de certaines bêtes immolées durant l’aïd al-Adha. L’ONSAA avait publié plusieurs communiqués, mais sans vraiment convaincre. Interpellé par les députés à la Chambre des représentants, le ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch a clarifié les choses, et insisté sur le fait que les examens se poursuivent et que, le cas échéant, tout contrevenant sera traduit en justice.

Pour Akhannouch, son département avait pris les choses en mains dès que les premiers cas de putréfaction avaient été signalés et les examens et analyses effectués par Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires, ONSSA, ont établi un premier diagnostic du phénomène. Les cas de putréfaction sont dus à la chaleur, au stockage des viandes et aussi aux conditions de préparation de l’immolation et de conservation de la viande.

Cela avait, on s’en souvient, suscité une levée de boucliers, plusieurs commentateurs, médias ou internautes, ayant reproché à l’ONSSA d’avoir laissé entendre que les Marocains ne maîtrisent pas les techniques d’immolation et de conservation. Aziz Akhannouch a précisé que l’ONSSA, qui dépend de son ministère, parlait de l’exposition de la viande à l’eau, au soleil ou à l’humidité.

De fait, et comme les chaleurs en ce jour de l’aïd avaient atteint des records, il fallait prendre des mesures rapides, en protégeant les viandes et en les plaçant dans des conditions de froid, plus vite que de coutume. Autrement dit, à conditions particulières, dispositions particulières.

Aussi, insiste le ministre de l’Agriculture, il aurait fallu pour les commentateurs mieux se renseigner et disposer de toutes les données du problème pour avancer les explications. Il aurait aussi fallu se poser la question suivante : Si les médicaments ou les aliments donnés au bétail sont en cause, pourquoi ce sont juste quelques centaines de bêtes qui ont été concernées, ce jour de l’aïd, et non la chaîne de production nationale, ou régionale, avant même la fête ?… ce qui est exact.

Cela étant, le temps n’est pas suffisant pour arrêter avec précision les véritables causes, bactériennes ou calorifiques. D’autres examens sont en cours et les résultats en seront rendus publics.

La technique retenue est la suivante :

1/ Sélectionner 100 exploitations d’engraissement de bêtes, dont on prendra les aliments pour le bétail et où on prélèvera du sang de ces animaux pour les soumettre à analyse ;

2/ Prendre une cinquantaine de bêtes auxquelles on administrera  les produits chimiques mentionnés par les médias et sur les réseaux, et auxquelles on donnera les aliments cités (comme certaines matières fécales) dans les commentaires sur internet. L’examen consistera à analyser les conséquences de ces expériences, et les résultats seront rendus publics.

Aziz Akhannouch a bien précisé que s’il a entière confiance dans les services et les recherches de l’ONSSA, il n’hésitera pas à transmettre à la justice les auteurs privés ou publics de toute infraction commise dans la chaine alimentaire ou médicamenteuse des ovins.

AB

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