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Maroc |

Publié le 09 septembre 2017

Le RNI lance sa Jeunesse à Marrakech

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Le RNI existe depuis 40 ans, et c’est à cet âge où il prend de l’âge que le parti a mis en place son organisation  de la Jeunesse. Les 3.200 représentants de ce jeune mouvement de Jeunes se sont réunis à Marrakech ce weekend pour célébrer leur naissance, en présence d’un aréopage de dirigeants du parti, la plupart d’entre eux ministres, et d’invités extérieurs.

L’ambiance est bon enfant sur le campus de l’Université privée de Marrakech, située sur la route d’Amizmiz, à une quinzaine de kilomètres de Marrakech. Des jeunes venus de tous les coins et recoins du royaume, encadrés par leurs responsables provinciaux.

Deux étoiles montantes de la politique au Maroc prennent alors la parole et enflamment  leur auditoire. Deux jeunes, encore inconnus du grand public mais qui ne devraient plus le rester longtemps, le président  de la Jeunesse Youssef Chirri et Yasmine Lamghaouar, tout à fait à l’aise dans leur rôle, détendus devant les trois milliers de personnes devant eux, et jouant de leur micros et de leurs effets.

C’est à eux deux qu’incombera la tâche de faire naître l’âme de ce parti, comme ils l’ont clairement dit à leur auditoire, sous des applaudissements tantôt nourris, tantôt épars. « Que ceux qui veulent écrire et nous attaquer sur les réseaux sociaux et Facebook en particulier le fassent, libre à eux », lance Youssef Chirri, qui se décrit volontiers et souvent comme « un enfant du peuple ». « Nous ferons notre travail et nous ne lâcherons pas !», ajoute l’orateur.

Omar Cherkaoui, un jeune de Casablanca, visiblement épuisé, explique que «  le travail est fait depuis un an maintenant… « il » ne nous lâche pas et « il » nous fait travailler » sans relâche », le « il » renvoyant à Aziz Akhannouch, bien évidemment présent et qui a pris la parole pour exhorter « ses » jeunes au travail sur le terrain, à la proximité. « Nous sommes d’ores et déjà en campagne électorale permanente », précise Cherkaoui, entouré d’une bande de jeunes souriants.

Et de fait, c’est la première fois depuis 40 ans qu’il existe que le RNI organise une activité aussi importante, en dehors d’une période électorale. Généralement, on ne voit et on n’entend parler du RNI que lorsqu’une élection se profile à l’horizon.

Un des invités, l’éditeur de presse tunisien Afif Benidder explique de sa voix calme que « l’on ne peut être libre sans être responsable et on ne peut être responsable sans connaissance. Lisez et informez-vous ! ». Il apporte la réplique à Akhannouch qui, loin de tout sectarisme ou clanisme, a exhorté l’assistance à prendre exemple sur d’autres partis : « Lisez Allal el Fassi et inspirez-vous de Boucetta, de Saadeddine Elotmani, de Senghor et d’autres encore, mais formez-vous ! ». On remarquera l’allusion au chef du gouvernement…

D’autres invités prennent la parole, comme Rachid Benzine venu de France avec Bruno Fuchs et Gabriel Attal, de La République en Marche ! d’Emmanuel Macron en France. Nous l’avions déjà écrit, Aziz Akhannouch ne va pas donner une âme idéologique au RNI, mais aspire à l’inscrire dans une démarche macroniste, d’action sur le terrain, loin de tout positionnement idéologique.

En attendant de voir cela réellement effectif sur le terrain, on peut déjà remarquer que le travail d’organisation et de mobilisation a commencé.

Aziz Boucetta

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