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Economie |

Publié le 16 août 2017

Ce que veut El Otmani pour la loi de Finances 2018

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Le gouvernement E l Otmani a ceci de particulier qu’il a adopté sa loi de Finances 2017 à la mi-2017, et il a aussi ceci de bien qu’il a maintenu le ministre des Finances de l’ancien gouvernement, en l’occurrence Mohamed Boussaïd. Celui-ci vient d’adresser à ses pairs au gouvernement la note de cadrage relative au projet de loi de finances 2018. Voici ce qu’elle dit en substance…

Le gouvernement escompte, donc, en 2018,  un taux de croissance de 3,2%, et 3,6% pour le PIB non agricole contre 2,9% prévu pour 2017. Le déficit budgétaire devrait être mieux maîtrisé à 3% et l’endettement public devrait être limité à 60% du PIB à l'horizon 2021 (il est au-dessus de la barre de 80% aujourd'hui).

Pour cela, il faut de la discipline, comme l’a encore et encore répété le chef du gouvernement à ses ministres, surtout pour le contrôle des chantiers publics, grands et petits, lancés ici et là, afin de s’assurer de leur concrétisation.

En dehors de cela, Saadeddine El Otmani a tracé les grandes lignes, voire les priorités, de la loi de Finances 2018, et que Boussaïd a résumé comme suit dans sa note :

1/ Soutien et renforcement des secteurs sociaux : Enseignement, santé, emploi, réduction des disparités territoriales, et essentiellement dans le monde rural ;

2/ Accélération de l’industrialisation en encourageant l’initiative privée à travers le soutien à apporter aux PME ;

3/ Meilleur ancrage de la régionalisation avancée ;

4/ Réforme de l’administration et amélioration de la gouvernance.

Si les grandes lignes sont classiques, on peut espérer que ce qui changera cette année 2018 est la méthode de la mise en œuvre des réformes et le véritable engagement des ministres et de leurs services centraux et extérieurs.

AB

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