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Economie |

Publié le 29 juillet 2017

Abdellatif Jouahri décortique devant le Roi une année 2016 difficile

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Le roi Mohammed VI a reçu ce samedi 29 juillet au palais de Tétouan le wali de Bank al-Maghrib Abdellatif Jouahri, pour la traditionnelle présentation du rapport annuel sur l’Etat de l’économie et des finances au Maroc, au titre de l’exercice 2016. En gros, on peut retenir de cette présentation que l’année 2016 n’était pas celle des performances, avec une croissance atone et un déficit public élevé.

En effet,  Abdellatif Jouahri a indiqué qu'en 2016, la croissance de l’économie nationale s’est nettement repliée, s’établissant à 1,2%. Le contexte était certes marqué par le ralentissement de l’économie mondiale et par des conditions climatiques défavorables, mais cette petite croissance s’est répercuté sur  le marché du travail qui a enregistré une perte d’emplois et une nouvelle baisse du taux d’activité.

Pour ce qui est des équilibres macroéconomiques, le déficit budgétaire a atteint 4,1% du PIB et le déficit du compte courant s’est aggravé à 4,4% du même PIB. Points positifs : les réserves de change ont poursuivi leur renforcement, couvrant ainsi plus de six mois et demi d’importations et l’inflation s’est stabilisée à 1,6%.

Bank al-Maghrib a également poursuivi les réformes inscrites dans son programme prudentiel visant à atténuer les risques encourus par les banques marocaines, qui sont parvenues à préserver un bon niveau de rentabilité et de capitalisation, grâce notamment à leur expansion en Afrique et à la diversification de leurs activités. Abdellatif Jouahri a également mentionné le démarrage d’activité des banques participatives.

Parmi les points négatifs de l’économie marocaine, sa fragilité et sa vulnérabilité par rapport aux aléas de la conjoncture internationale et des conditions climatiques. « Malgré le maintien d’un niveau élevé d’investissement et en dépit des différentes stratégies sectorielles lancées ces dernières années et les mesures déployées pour améliorer le climat des affaires, notre économie reste toujours en quête d’une véritable voie et d’un modèle de développement qui la placerait durablement sur un sentier de croissance plus élevé », a averti le wali de la banque centrale.

D’où la nécessité d’une nouvelle génération de réformes, a plaidé Jouahri devant le Roi : « Cette réforme renforcera la capacité de notre économie à absorber les chocs externes et contribuera à préserver sa compétitivité ». Certes, mais cette compétitivité passe également par les hommes, et les femmes… aussi, le wali a affirmé que « la réforme du système éducatif s’impose aujourd’hui comme la priorité absolue pour notre pays ». S’écartant un peu de son sujet, Jouahri a plaidé en vue de la réussite de la réforme de l’enseignement, réclamant  « un climat de paix et de solidarité entre les différents acteurs afin d’assurer les meilleures chances pour la réussite de sa mise en œuvre et son aboutissement dans des délais raisonnables ».

AB

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