Panorapost



Maroc |

Publié le 17 juillet 2017

Communiqué final du Conseil national extraordinaire du PJD

Partager cet article :

Le Conseil national extraordinaire du PJD s’est tenu, donc, ce samedi 15 juillet, avec ses hauts et ses bas, ses allocutions et ses tensions. En filigrane, ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire du 3ème mandat » d’Abdelilah Benkirane et la tenue du congrès électif des 9 et 10 décembre. Le communiqué final a été publié, revenant sur les points essentiels du Conseil, résumés dans un seul : l’unification des rangs, après le « séisme » que le parti a connu ces derniers mois.

1/ Le Conseil se reconnaît dans les propos de Benkirane appelant à la cohésion et au respect des organes internes du PJD pour discuter et débattre ;

2/ Le Conseil appelle à soutenir le gouvernement El Otmani et à poursuivre la politique des réformes entamée avec le gouvernement précédent ;

3/ Le Conseil exprime son inquiétude face à ce qu’il faut bien appeler l’affaiblissement des partis politiques et des institutions représentatives. Il appelle donc à une reprise du processus démocratique ;

4/ Le Conseil constate que les événements dans la ville d’al Hoceima émanent du dernier processus électoral et de cette pratique consistant à vendre de l’illusion aux populations. Le Conseil demande la libération des détenus et la réflexion autour d’une approche globale pour solutionner les problèmes des populations, de même qu’il appelle à consacrer la liberté de manifester, pacifiquement, comme il regrette les atteintes aux droits de l’Homme et les dégâts infligés aux forces de l’ordre dans la région du nord du pays ;

5/ Le Conseil regrette les condamnations sévères des jeunes internautes du PJD, et condamne leur jugement en vertu de la loi antiterroriste, espérant dans la foulée des jugements cléments en appel ;

6/ Le Conseil condamne la politique d’Israël à al-Qods et dans les Territoires occupés, et appelle à l’unification des rangs arabes et musulmans.

Le Conseil national du PJD n’a donc pas évoqué la question du 3ème mandat pour Benkirane, qui doit passer par un amendement des statuts, et principalement l’article 16 qui limite le nombre de mandats successifs à 2 pour le secrétaire général et le président du Conseil national. Selon les dirigeants du parti, interrogés par les médias, cette question interviendra en temps voulu, c’est-à-dire lors de la préparation de l’ordre du jour du prochain congrès.

AB

Partager cet article :

Commentaires