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Maroc |

Publié le 07 juillet 2017

Mustapha Ramid s’invite, enfin, dans la crise d’al Hoceima

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Les contestations agitent la ville d’al Hoceima depuis plusieurs mois, et la situation est très tendue depuis le 26 mai, mais le ministre des droits de l’Homme Mustapha Ramid, ancien ministre de la Justice, était en position d’observateur. Jeudi 6 juillet, il a enfin réuni les associations représentants de la société civile, actives dans la défense des droits de l’Homme. Il a laissé entendre une sortie de crise prochaine.

Ramid, lui-même ancien militant des droits de l’Homme dans sa vie antérieure au gouvernement, a expliqué que tous les cas de dénonciation de mauvais traitements et/ou de torture ont été soumis à des expertises médicales afin de prendre les dispositions nécessaires. Le dernier rapport de médecins commis par le CNDH pour examiner les détenus du Hirak a ainsi été transmis aux parquets de Casablanca et d’al Hoceima pour enquête.

Il a suggéré que la justice pourrait relâcher les détenus puisque c’est elle est elle seule qui est à même de prendre ce type de décisions, qui pourraient se fonder sur les rapports médico-légaux, « mais dans un climat de confiance et de sérénité, sachant que l’ensemble des arrestations ont été effectuées dans le cadre de revendications à caractère social ».

Ramid a également expliqué que les demandes des populations d’al Hoceima et région sont actuellement traitées, quasi exclusivement, par les ministres concernés. Et il a cité à titre d’exemple le centre d’oncologie de la ville, qui devrait être ouvert dans les jours qui viennent bien en avance sur le planning initial.

L’ensemble des intervenants lors de cette conférence ont demandé la libération des détenus, dont une partie, le groupe d’al Hoceima, a déjà été condamnée. Cette revendication est même passée avant la satisfaction des revendications sociales.

AB

 

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