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Maroc |

Publié le 04 mai 2017

Suite à la saisie d’une cargaison marocaine de  phosphate en Afrique du Sud, le gouvernement marocain réagit

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Alors que le navire transportant le phosphate faisait relâche dans un port sud-africain pour se réapprovisionner en fioul, un juge sud-africain  a ordonné sa saisie conservatoire. La raison ? Le phosphate n’est pas marocain, mais « sahraoui » et le Maroc en aurait spolié ses légitimes propriétaires. Une opération de guérilla juridique menée par le Polisario et son allié sud-africain… L’OCP est confiant et le gouvernement marocain serein.

Pour Mustapha el Khalfi, porte-parole du gouvernement, qui s’exprimait sur cette question, « l'OCP gère la situation sur le plan juridique. Au Sahara, le Maroc exerce sa souveraineté, et les habitants de la région sont marocains et sont représentés dans les institutions locales, régionales et centrales du royaume ».

Et donc, malgré la saisie conservatoire effectuée sur ce navire, avec ses 50.000 tonnes de phosphates à destination de la Nouvelle-Zélande, el Khalfi a annoncé que « le Maroc est dans son droit et il est aussi en position de force sur le plan politique et juridique ».

Après Guergarate et les mouvements du Polisario dans cette zone pour impressionner, il aura fallu l’intervention musclée du Conseil de sécurité pour remettre les choses à leur endroit. Avec cette saisie, le Polisario et ses alliés sud-africain et algérien déplacent le conflit sur un autre terrain, celui du droit international privé. L’objectif est de créer un précédent, pour démontrer – ou au moins essayer de démontrer – au monde que le Maroc est en position d’occupant.

La dernière résolution du Conseil de sécurité a donc poussé les gens du Polisario, d’Alger et de Pretoria dans leurs retranchements. Mais l’Office chérifien des Phosphates est serein, déclarant préparer son dossier pour le jugement car le Maroc est dans son bon droit, et qu’il reste respectueux du droit international et des résolutions de l’ONU.

Voici quelques années, le roi Mohammed VI avait avancé un chiffre : pour chaque dirham perçu des provinces sahariennes, l’Etat marocain en investit 7. Ce qui est naturel pour un gouvernement. Il s’agit maintenant d’avancer cet argument, forcément prouvable, pour récupérer la cargaison et ruiner les arguments, ou plutôt arguties, des séparatistes, et il faudra également faire relire au juge sud-africain les résolutions de l’ONU qui ne disent nulle part que l’exploitation du phosphate doive cesser en attendant le règlement définitif de la question du Sahara..

L’ONU a demandé à Alger de s’impliquer dans le conflit. Mais pas de cette manière…

AB

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