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Maroc |

Publié le 25 mars 2017

L’assassinat du député Abdellatif Merdas élucidé

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C’est vendredi 24 mars en fin de journée que la police a annoncé avoir appréhendé le meurtrier du député Abdellatif Merdas, tué par balles au volant de son véhicule, près de chez lui à Casablanca, le 7 mars dernier. Ce sont les éléments du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), en collaboration avec la police judiciaire, qui ont permis le dénouement de l’affaire.

Ce n’est, heureusement, pas tous les jours qu’un député est assassiné au Maroc. Quelques heures après les faits, la police avait arrêté plusieurs personnes, qui ont été successivement mis en liberté plus tard, leurs alibis étant solides et indiscutables. Puis les vraies recherches ont commencé, et ont conduit les enquêteurs vers le présumé assassin, et ses complices.

« Les efforts des services de sécurité déployés ont permis l’identification et l’arrestation des présumés impliqués dans cet acte criminel, ainsi que la saisie de la voiture qui a servi lors de ce crime », indique un communiqué du ministère de l’Intérieur. Il s’agirait donc d’un élu communal de Casablanca, chasseur à ses heures perdues, qui est passé aux aveux, reconnaissant son crime.

Lors des perquisitions menées aux domiciles des mis en cause, un fusil de chasse et des cartouches similaires à celles utilisées pour commettre l’homicide ont été saisis, ajoute le communiqué, faisant savoir que ces objets ont été remis au laboratoire national de la police scientifique et technique pour une expertise balistique.

Le BCIJ évoque également des « preuves matérielles irréfutables sur la base des indices prélevés sur la scène du crime » et leur analyse qui ont permis l’arrestation des trois personnes, le tueur présumé  et ses complices. D’autres détails devraient être donnés ultérieurement, conclut le communiqué.

Plusieurs médias ont rapporté des indiscrétions, faisant état de l’implication de membres proches de la famille du défunt, des gens qui ont insisté sur des faits de nature à éloigner l’enquête de leurs personnes, comme les voyages incessants du défunt en Europe, ou encore la narration de certaines activités douteuses qu’aurait eu le député UC.

On attend donc d’autres communications du BCIJ pour connaître l’identité des suspects, ainsi que le(s) mobile(s) de leur crime spectaculaire.

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