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Economie |

Publié le 14 mars 2017

La Banque mondiale accorde 150 millions de dollars au Maroc

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Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé, vendredi 10 mars 2017, une opération d’un montant de 150 millions de dollars pour appuyer les efforts du Maroc en matière de soutien aux petites entreprises mais aussi et surtout de promotion des programmes sociaux.

La plus grande partie de cette opération, soit  100 millions de dollars, ira vers le projet de développement des systèmes d’identification et de ciblage pour la protection sociale avec pour objectif de venir en aide aux plus vulnérables, à travers le financement de la mise en place de deux registres (national d’état civil et social). Le but est de valoriser les dépenses en réduisant les marges d’erreur, et de favoriser une coordination plus accrue entre les différents programmes sociaux et ministères concernés.

Le projet permettra de doubler l’impact des programmes de réduction de la pauvreté tels que le RAMED (10,4 millions de bénéficiaires à fin 2016) et le Tayssir (829.000 bénéficiaires en 2016), et de diriger les ressources de ces programmes vers les ménages et les individus les plus vulnérables uniquement. Cela se traduira par des économies estimées à plus de 30 millions de dollars par an, selon la Banque mondiale. « Le projet permettra ainsi à environ 9,3 millions de Marocains d’accéder plus facilement aux programmes de protection sociale », a indiqué Diego Angel Urdinola, économiste senior à la Banque mondiale et chef d’équipe du nouveau projet.

Le projet sera mis en œuvre par le ministère de l’Intérieur sur une période de cinq ans et par le biais d’un financement axé sur les résultats, c’est-à-dire que les décaissements seront subordonnés à la réalisation des objectifs convenus.

L’autre projet approuvé consiste en une opération de 50 millions de dollars destinée à améliorer les possibilités de financement pour les start-up et PME innovantes. Il vise à pallier les insuffisances du marché en ce qui concerne l’offre de financements par capitaux propres pour les PME jeunes et innovantes. Des études montrent en effet que ce sont les start-up qui, dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, contribuent le plus à la création nette d’emplois.

Bien que le Maroc soit le pays de la région qui affiche les meilleurs résultats en ce qui concerne l’accès des PME aux financements, il ne parvient pas à soutenir suffisamment les entreprises innovantes et présentant un fort potentiel de croissance aux premiers stades de leur développement. « Les petites et jeunes entreprises ont du mal à trouver des financements, principalement parce que les banques ne peuvent pas financer des start-up (sans des garanties solides) qui, par définition, n’ont pas encore de rentrées de fonds durables et sont associées à un risque élevé », explique Randa Akeel, spécialiste senior du secteur financier et chef d’équipe du projet.

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