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Maroc |

Publié le 07 janvier 2017

Gouvernement, les choses se compliquent…

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C’est donc ce vendredi que le président du RNI Aziz Akhannouch devait apporter sa réponse à la proposition que lui a faite le chef du gouvernement désigné Abdelilah Benkirane, en l’occurrence reconduire la majorité sortante. Mais l’UC a publié un communiqué de mécontentement de se voir écartée du futur gouvernement et l’USFP a fait savoir son regain d’intérêt pour le gouvernement. Vendredi 6 janvier, un communiqué du RNI fait savoir qu’Akhannouch doit se réunir avec les chefs de l’UC et de l’USFP.

Le chef du RNI a donc publié un communiqué disant en substance qu’il allait rencontrer d’autres composantes de la scène politique, désireuses d’entrer en pourparlers, en l’occurrence l’UC et l’USFP. L’argument du président du RNI est que le gouvernement doit s’appuyer sur une majorité confortable, celle sortante  du PJD/PPS/RNI/MP ne totalisant 201 députés. Or, sachant que plusieurs dizaines de recours ont été déposés devant les tribunaux contre l’élection d’autant de députés, il suffirait que la justice invalide quatre élus de cette majorité sortante pour qu’elle ne soit plus une majorité.

Interrogé sur cela, Benkirane  a dit qu’il attendait toujours de rencontrer Akhannouch pour entendre de sa bouche une réponse à sa proposition. « Je ne fais que peu de cas des communiqués ; Ssi Akhannouch devait me rendre une réponse dans les deux jours suivant notre réunion du mercredi 4 janvier. Je l’attends toujours ».

La réponse d’Akhannouch a semble-t-il grandement énervé Benkirane qui avait déjà récusé, jeudi 5, cette contreproposition, et l’argument qui va avec. Et ses amis ont déclenché le tir nourri…Nabil Benabdallah a lâché aux journalistes que « nous devons faciliter les choses, pas les compliquer »… et plusieurs médias ont commencé à titrer sur le « nouveau complot » d’Akhannouch contre Benkirane.

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