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Maroc |

Publié le 02 janvier 2017

Abdelilah Benkirane ne se décide toujours pas, mais il est le grand gagnant après le Conseil national de l’Istiqlal

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Samedi  31 décembre, l’encore secrétaire général de l’Istiqlal Hamid Chabat a réuni sa grand-messe qu’il a appelée Conseil national extraordinaire, mais dont la légitimité commence d’ores et déjà à être contestée par les Istiqlaliens. Il s’est désisté de presque toutes ses attributions, mais a fait voter une résolution de soutien au gouvernement, que le parti y soit, ou non.

Pour sa part, le chef du gouvernement désigné ne se décide toujours pas à annoncer publiquement ce qu’il a décidé dans son for intérieur, à savoir l’exclusion de l’Istiqlal de sa future majorité. Il a reçu après la fin des travaux du « Conseil national » la délégation mandatée par ce Conseil, en l’occurrence Mohamed Soussi, Hamdi Ould Rachid et Bouamar Taghouane. Il les a écoutés poliment, mais ne leur a rien dit de tangible, ce qui confirme que l’annonce de la sortie officielle de l’Istiqlal n’est qu’une question de temps à gagner, de forme à respecter et de susceptibilités à ménager.

Benkirane sait qu’il a perdu cette manche de négociations avec Aziz Akhannouch, qui semble aller vers la satisfaction de son exigence d’écarter l’Istiqlal. Il espère cependant toujours un événement qui lui permettrait, soit d’éviter de faire ce qu’il refuse, à savoir déclarer l’éloignement du parti de Chabat, soit de sauver la face devant Akhannouch.

Il semblerait selon certaines informations obtenues au sein du PJD que les chefs de ce parti et du RNI se réuniront en tout début de semaine, pour entamer les discussions sur la seconde phase de la formation du gouvernement, à savoir définir les composantes de la majorité et les départements ministériels qu’elles dirigeront. Tout le monde est en effet pris de vitesse suite au communiqué du palais royal, datant du 24 décembre, dans lequel le roi enjoint Benkirane de former le gouvernement « dans les meilleurs délais ». Cette expression signifie une à deux semaines au plus tard, et nous entamons cette deuxième semaine…

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