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Publié le 19 décembre 2016

Abdelilah Benkirane sort de son silence, et attaque

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Alors que lors de la réunion du Secrétariat général du PJD, la question de la formation du gouvernement ne semble pas avoir été évoquée, le chef du gouvernement désigné et chef du parti s’est longuement arrêté dimanche 18 décembre sur le problème des négociations avec les partis, au cours d’une réunion avec les élus de la Région Rabat-Salé-Kenitra.

Ainsi, après avoir réaffirmé sa volonté d’avoir aussi bien l’Istiqlal que le RNI au sein du gouvernement, il a ajouté que « les partis qui réclament l’éviction du parti de l’Istiqlal de la future coalition doivent s’en expliquer auprès des citoyens, et donner leurs arguments », ajoutant que « cette exigence n’est pas sérieuse et il appartient aux médias et aux intellectuels de lancer un grand débat national pour savoir qui est responsable de ce blocage gouvernemental ».

Le chef du gouvernement met donc la problématique de la formation du gouvernement sur la place publique, convoquant tout aussi bien l’opinion publique que les médias. Il est vrai que depuis quelques semaines, il est désigné comme facteur principal du blocage, lui qui campe sur ses positions et refuse tout compromis avec le RNI concernant l’Istiqlal. De même qu’il refuse que « quiconque (lui) dicte ses conditions, car c’est (lui) qui a été chargé de former le gouvernement, son parti étant arrivé premier ».

Cela étant, le chef du gouvernement estime qu’il n’y a pas vraiment de blocage car « ce genre de retard est chose ordinaire en démocratie et cela peut durer encore un certain temps ».

Benkirane a affirmé qu’il n’y a aucune avancée dans les concertations, chacun maintenant sa position, lui pour l’Istiqlal et le RNI pour l’inverse, c’est-à-dire la sortie du parti de Chabat de la coalition.

« Mais si SM le Roi décidait de convoquer d’autres élections, nous ne dirions pas non, malgré ce que cela coûterait et en dépit du fait que nous ne soyons pas vraiment favorables à cette option ».

Pour sa part, le journal al Alam, appartenant au parti de l’Istiqlal, a encore tiré à boulets rouges sur Akhannouch, qualifiant son arrivée à la tête du RNI de « parachutage » et maintenant la volonté de l’Istiqlal d’entrer au gouvernement. "Ils ont tout essayé... mêler l'Istiqlal à un complot, mais le parti ne se détournera pas de la volonté populaire... Alors ils ont tenté les accusations et les faux procès d'intention, et maintenant ils usent de gens pour attaquer l'Istiqlal, des personnes qui ont accepté de remplir la sale besogne", en allusion à AKhannouch...

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